« Le crédit présente toujours de l’intérêt »
L’Agefi : Pourquoi avez-vous fortement renforcé votre portefeuille en actions au début du mois ?
Jean-Louis Autant : Plusieurs éléments nous sont apparus encourageants. Sur un plan fondamental la croissance mondiale reste solide, car si les Etats-Unis montrent des signes d’un ralentissement prononcé, la vigueur des pays émergents ne se dément pas. Alliée à ces fondamentaux assez robustes, la publication des conclusions du Comité de Bâle, jugées unanimement moins sévères que ce que l’on pouvait craindre a priori, nous a plutôt rassurés. En effet la pression sur le capital (son niveau et sa qualité) des valeurs financières s’est ainsi largement estompée. Or ces valeurs financières représentant une pondération élevée des indices c’est une épée de Damoclès en moins au-dessus de la tête des investisseurs. Parallèlement outre-Atlantique les autorités monétaires ont clairement laissé entendre qu’une seconde phase d’assouplissement quantitatif allait être mise en œuvre. Cette nouvelle peu rassurante sur le fond a conjoncturellement renforcé la confiance des intervenants.
Sur quels types d’obligations investissez-vous ?
En ce qui concerne les obligations souveraines nous restons toujours méfiants vis-à-vis des «périphériques» la situation de certains états, l’Irlande notamment, ne présentant aucun signe d’amélioration. Les obligations américaines (couvertes) devraient quant à elles bénéficier de l’assouplissement quantitatif et sont également à privilégier en évitant cependant les maturités courtes au rendement insuffisant. Le crédit enfin présente toujours pour nous de l’intérêt même si on ne peut en attendre un parcours spectaculaire.
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