Le Crédit Foncier veut dépasser les 300 millions d’euros de résultat en 2010
Le groupe a réalisé un bénéfice net de 211 millions en 2007, impacté par les mesures accordées aux clients ayant souscrit un prêt à taux révisable
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Annelot Huijgen
«C’est le prix d’un choix purement politique», juge Nicolas Mérindol. Le président du Crédit Foncier fait référence aux deux mesures proposées en janvier dernier (L’Agefidu 21 janvier 2008) à 150.000 clients, sur un total de 750.000, ayant souscrit un prêt à taux révisable. «Ce sont des mesures assez coûteuses, car l’impact est de 50 millions d’euros sur le produit net bancaire (PNB). En 2008, nous espérons que l’effet sera le plus limité possible, mais nous comptons encore sur une vingtaine de millions d’euros», ajoute Nicolas Mérindol.
Le PNB du groupe, de 939 millions d’euros (-6,1%), est également impacté par des provisions de 30 millions d’euros au titre d’un plan de départs. Le résultat net ressort ainsi à 211 millions d’euros, contre 350 millions en 2006, marqué par une plus-value de 125 millions d’euros. En revanche, la production comme les encours sont en forte hausse respectivement de 60% (40 milliards d’euros) et de 32% (107 milliards). «Cette forte hausse (de la production) provient notamment de la reprise, auprès d’Ixis CIB, de l’activité de financement de secteur public territorial pour le compte du Groupe Caisse d’Epargne (GCE)», précise le Crédit Foncier. La production sur le marché des particuliers a atteint 9,4 milliards d’euros, en hausse de 9,5%, contre 2,6% pour le marché, selon l’Observatoire de la production de crédits immobiliers. Dans l’activité entreprises, la production est de 4,5 milliards d’euros, en hausse de 27%.
«Les coûts ont été pour la première fois en baisse cette année, un mouvement que nous souhaitons poursuivre dans les années qui viennent», annonce le président du Crédit Foncier. En outre, le groupe veut améliorer sa distribution, en structurant ses relations avec les différentes filiales du pôle immobilier, représentant environ un quart de l’activité du GCE. Ces mesures devraient lui permettre de dépasser les 300 millions d’euros de résultat net à l’horizon 2010, pour contribuer aux 3 milliards d’objectif de résultat net que la maison mère s’est fixé pour 2012.
De plus, le passage à Bâle II devrait libérer 600 millions d’euros de fonds propres au sein du Crédit Foncier, compris dans le chiffre de 2,4 milliards d’euros retenu pour le GCE. Les capitaux propres de la société s’élevaient à 2,4 milliards d’euros à fin 2007, tandis que son ratio Tier one s’est légèrement amélioré l’année dernière, passant de 7,6% à 7,8%.
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