Le crédit aux entreprises non financières ne s’améliore guère
L'évolution de la masse monétaire en janvier a légèrement rebondi alors que les banques avaient jusqu’au 31 décembre pour nettoyer leur bilan
Publié le
Solenn Poullennec
A quelques jours de la réunion mensuelle du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), les interprétations divergent sur le sens à donner à l’évolution de la masse monétaire, même si elle est en apparence positive.
Au mois de janvier, M3 a augmenté de 1,2% sur un an, contre 1% en décembre. Cette hausse est à relativiser: en novembre 2013, M3 avait crû de 1,5%, si bien que la moyenne trimestrielle était à 1,2% en janvier contre 1,3% en décembre. Le taux de croissance des prêts aux entreprises non financières était de -2,9% en janvier (contre -3%) tandis que celui des prêts accordés aux ménages ressortait à -0,2% (contre -0,1%).
«La croissance de la masse monétaire reste très faible en dépit du léger rebond de janvier. Les prêts des banques aux entreprises non financières ne montrent toujours pas de signes d’amélioration alors que la reprise économique dure depuis presque un an maintenant», résume Thomas Harjes, économiste chez Barclays. L’économiste de JPMorgan Greg Fuzesi se veut plus optimiste: «dans l’ensemble, nous pensons que ces données sont légèrement encourageantes, notamment parce que le sondage trimestriel sur le crédit de la BCE (Bank Lending Survey) était assez bon en janvier et que les prêts ont tendance à suivre la reprise», écrit-il.
«Il ne semble pas que la date butoir de la revue de qualité des actifs (AQR) fixée à la fin 2013 ait été un facteur majeur de frein pour la dynamique du crédit dans les derniers mois de l’année dernière», insiste en tous cas l’économiste d’UniCredit, Loredana Federico, agréablement surprise par les données publiées hier. Les banques ont sensiblement réduit leur bilan à la fin de 2013 alors que la BCE a décidé de baser l’AQR sur les bilans du 31 décembre dernier. «La moitié de la baisse a été regagnée», souligne Greg Fuzesi. Tandis que 66 milliards d’euros de titres souverains avaient été soldés en décembre, 48 milliards d’euros ont été achetés en janvier. Le mouvement de vente et d’achat a été marqué en France et en Espagne mais peu perceptible en Allemagne.
«La surprise vient des banques italiennes qui ont été vendeuses nettes de dette domestique en janvier, alors que les banques espagnoles ont repris environ 40% de la dette domestique vendue au deuxième semestre de 2013», écrivent les analystes de RBS. Et d’avancer: «cela pourrait être lié aux importantes tombées obligataires de décembre et janvier qui, ensemble, ont totalisé 31 milliards d’euros».
En pleine préparation du budget 2027, le ministère de l’Economie et des Finances compte ouvrir le débat public avec des scénarios et des propositions d'arbitrages élaborés par quatre experts. Sans forcément les prendre en compte.
En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
Le prestataire de tiers-payant qui travaille avec un grand nombre de complémentaires santé et de courtiers subit pour la deuxième fois en deux ans une attaque de grande ampleur sur ses données. Un épisode qui fragilise encore la chaîne de gestion des prestations de santé.
La Banque centrale européenne constate que le risque encouru par les institutions financières européennes concernant le crédit privé reste faible. Les assureurs et les fonds de pension seraient davantage touchés que les banques en cas de crise grave.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
A peine entrouvert par Jordan Bardella, le débat sur les retraites révèle une fracture plus profonde : celle d’un parti hésitant entre une tradition de protection sociale et une vision plus contributive et responsabilisante du système. Des flottements qui inquiètent jusque dans ses rangs
Les Etats-Unis ont procédé à des frappes dans la zone de Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays donnant sur le détroit d'Ormuz. Le gouvernement américain doit se réunir à Camp David pour évoquer les négociations.
Faute de moyens budgétaires, le Président s’est mis en scène comme fédérateur et catalyseur d’initiatives des entreprises pour accélérer l’électrification du pays, présentée comme la continuité de son discours de Belfort en 2022. Coup de com' ou émulation ?