Le couple rendement / risque du crédit est actuellement incomparable
Philippe Berthelot, responsable de la gestion crédit Europe chez Axa IM
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi : Après les gigantesques émissions de Roche, pensez-vous que le marché puisse être réceptif à d’autres émissions de ce type ?
Philippe Berthelot : Les émissions du groupe suisse ont battu le record de taille historique pour un même émetteur. Les raisons du succès sont: un secteur aux caractéristiques acycliques, une signature rare et diversifiante et une rémunération attractive. On assiste à une euphorie sur le marché primaire de la dette privée depuis le début 2009 et cela ne semble pas faiblir. Cela dit, les émetteurs caractérisés par des ratings inférieurs à A-, par une moindre prévisibilité de leurs cash-flows ou par une industrie que le cycle économique impacte, connaissent un parcours plus heurté. Bien sûr, on ne conservera pas le rythme de plus de 80 millards d’émissions corporates en deux mois pour le reste de l’année.
Dans ce contexte, quelle est votre stratégie ?
Notre approche consiste à prendre en compte tant les facteurs top-down que bottom up. Les premiers nous incitent à avoir une part de cash comprise entre 5 et 7 % des actifs et à conserver un fort biais défensif sur les secteurs comme les télécoms et les utilities. Sur la base des seconds facteurs, nous sélectionnons les signatures offrant les meilleures perspectives d’amélioration ou de stabilité. Le portage actuel des titres privés est anormalement élevé et il compense plus que de raison le risque de défaut croissant tel que le prévoient les agences de notation. Les obligations de crédit représentent actuellement une classe d’actifs incomparable en termes de couple risque / rendement.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve