Le contrôle des risques prend de l’ampleur dans la gestion d’actifs française (AMF)
Depuis 2016, la part des effectifs dédiés à la conformité et au contrôle interne a atteint un palier dans la gestion d’actifs française, plafonnant à 3% des effectifs totaux, en jours/hommes, selon une étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF) publiée le 2 novembre. Mais sous cette apparente stabilité se cachent plusieurs effets de la complexification de la réglementation.
Tout d’abord, le superviseur observe l’augmentation des moyens humains dédiés au contrôle des risques, qui consiste à «évaluer pour chaque placement collectif ou portefeuille géré son exposition aux risques de marché, de liquidité, de contrepartie et aux risques opérationnels». Le nombre de jours/hommes consacrés à cette fonction a progressé de 17,6% entre 2015 et 2016, et de 44,5% depuis 2012. La part relative des effectifs croît également. Ce sont d’ailleurs les filiales de gestion de banques et d’assureurs qui allouent la plus grande part d’effectif au contrôle des risques (respectivement 3,5% et 3,2%) en raison de l’étendue de leur gamme et de certaines activités spécifiques, comme la gestion actif-passif.
Deuxième tendance : l’externalisation du contrôle permanent ainsi que du contrôle périodique. Ce dernier est sous-traité par 86% des sociétés de gestion contre 73% en 2012, surtout auprès de cabinets externes ou d’équipes d’audit interne et d’inspection du groupe d’appartenance.
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