Le Conseil de stabilité s’inquiète de la liquidité des marchés de taux
Le Conseil de stabilité financière (FSB), qui réunit les autorités en charge de la stabilité financière, va enquêter sur les risques systémiques qui pourraient être liés au manque de liquidité sur les marchés de taux. «Les membres ont pris note des inquiétudes actuelles sur les risques croissants liés à la surestimation par les investisseurs du degré de liquidité sur les marchés de taux, ainsi que de la croissance des actifs sous gestion dans des fonds qui proposent des rachats à la demande mais investissent dans des actifs moins liquides», souligne le FSB, dans un communiqué publié la semaine dernière.
Et le Conseil d’expliquer qu’il a mis en place «un programme de travail» à ce sujet, dont les premiers résultats devraient être discutés à la fin du mois de septembre.
Les régulateurs internationaux poursuivent par ailleurs leurs travaux censés mettre fin au «too big to fail». D’ici au sommet du G20 en novembre, ils auront définitivement précisé le contenu du coussin d’absorption des pertes (TLAC). Constitué de titres de dette pouvant être effacés ou convertis en capital, celui-ci est censé garantir que les difficultés de la trentaine de banques internationales considérées comme systémiques ne soient pas résolues grâce à l’argent des contribuables.
La semaine dernière, le président du FSB et actuel gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a déclaré que les propositions finales du FSB sur le TLAC «seraient très similaires» à celles du document de consultation publié sur la question en fin d’année dernière. La mise en place de ce coussin, qui devrait représenter jusqu’à 20% des actifs pondérés par le risque des établissements, est surveillée de très près par les banques. Les établissements français s’inquiètent du fait notamment que les exigences du FSB ne soient pas adaptées à tous les types d'établissements et qu’elles ne tiennent pas compte des règles déjà imposées au niveau européen.
Le FSB compte également s’intéresser aux comportements des acteurs des marchés. Il va chercher à déterminer «dans quelle mesure il est nécessaire d’améliorer les règles de conduite sur les marchés des taux, des matières premières et des changes». La réputation de ces marchés a été entachée par des affaires de manipulation. Le FSB examinera aussi si les réformes en matière d’indices, de gouvernance des risques et de rémunérations ont porté leurs fruits.
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