Blackstone, l’un des grands du secteur, a mis en lumière les conditions difficiles du marché
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Virginie Deneuville
L’âge d’or du private equity, entraîné depuis l’été dans la crise des marchés de crédit, apparaît bel et bien révolu. Alors que plusieurs acteurs, à l’image de KKR, Apollo Management, Blackstone ou Carlyle, ont profité depuis 2006 de l’engouement pour cette classe d’actifs en se tournant vers la Bourse, les investisseurs en gardent pour l’heure un goût quelque peu amer. Confrontée à des difficultés sur le respect d’engagements d’appels de marge, Carlyle Capital Corporation, filiale cotée de Carlyle, a demandé lundi une trêve à ses créanciers. Suspendu depuis le 7 mars, le cours du titre avait chuté de près de 60 % la veille de cet arrêt de cotation. Autre grand du secteur, Blackstone a dévoilé des résultats annuels inférieurs aux attentes en ce début de semaine. Plus particulièrement, ce sont les perspectives évoquées qui ont jeté un froid sur le marché. Blackstone a dès lors touché un plus bas historique depuis son introduction en Bourse en juin 2007, accusant un recul de 55 %.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
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Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
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