Le CAC se heurte toujours à la droite de résistance en place depuis 2007
La zone de support située à 3.125-3.145 points (1) a permis au CAC 40 de se reprendre la semaine dernière. D’un vendredi à l’autre, il a ainsi progressé de 1,86 % à 3.228 points. Ce faisant, l’indice phare de la Bourse de Paris a, une nouvelle fois, testé la borne haute du canal baissier au sein duquel il évolue depuis juin 2007 (voir graphique ci-contre). Et comme cela a été le cas deux semaines plus tôt, il n’a pas réussi à enregistrer une clôture hebdomadaire au-dessus de cette droite de résistance baissière qui passait à 3.248 points la semaine dernière et décroît de 36,4 points chaque semaine. Graphiquement, on considère donc que le CAC 40 n’a pas cassé la borne haute de ce «canal baissier de moyen terme» bien qu’il se soit hissé à 3.320 points au plus haut la semaine dernière.
Or, en l’absence du signal haussier que constituerait la sortie de ce «canal baissier de moyen terme», la hausse initiée en mars dernier à 2.465 points doit, malgré son ampleur, être vue comme une phase de consolidation au sein du mouvement baissier entamé à 6.168 points en juin 2007. Le CAC 40 est dans ce cas appelé à reprendre le chemin de la baisse àl’issue de cette phase de consolidation.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le mouvement initié à 6.168 points fait vraisemblablement partie de la correction baissière engagée à 6.945 points en septembre 2000 (L’Agefi du 16 mars dernier). En termes «elliottistes», il s’agirait de la dernière phase d’une correction en trois temps: A, B et C (voir graphique ci-contre). Sachant que l’extrême des vagues C baissières se situe généralement largement en dessous de celui des vagues A, lequel se trouve à 2.401 points(2) dans le cas du CAC 40, la vague C amorcée à 6.168 points pourrait ne pas être arrivée à son terme à 2465 points en mars dernier.
Dans la configuration actuelle, la probabilité reste élevée que le CAC 40 se réoriente à la baisse en vue d’un retour dans la zone de support élargie située à 2.360-2.465 points (3), voire dans la région des 2.150 points (4). Dans ce cas, une fois que la zone de support des 3125-3145 points aura été cassée, la région des 3015 points devrait être le pallier suivant sur le chemin des 2.360-2.465 points.
(1) Gap ouvert à la hausse le 30 avril dernier et niveau de pullback du 9 février dernier.
(2) Plus bas de mars 2003
(3) Le niveau des 2.360 points est le point haut de janvier 1994, considéré comme un support désormais.
(4) Borne basse d’un canal baissier potentiel tracé dans une échelle logarithmique et qui englobe la correction majeure entamée à 6.945 points en septembre2000.
Plus d'articles du même thème
-
Un Shein en perte de vitesse se présente à la Bourse de Hong Kong
Le géant controversé de la fast fashion a publié le 26 juillet son document d'introduction en Bourse. Il a signé une perte au premier trimestre et pâtit des taxations imposées aux petits colis dans les pays occidentaux. -
Le déficit commercial français reste plus lourd qu'avant la crise sanitaire
Le solde commercial français dépend de quatre principaux secteurs industriels qui n’ont pas retrouvé le même niveau d’exportations qu’avant la pandémie de Covid, hormis le secteur du luxe. -
Face au risque climatique, la tutelle des assureurs les appelle à se mobiliser sur la prévention
Alors que les incendies font rage près de Bordeaux, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a conduit en 2025 et 2026 une revue de la gestion des risques liés au changement climatique. De bonnes pratiques ont été relevées chez les assureurs, mais les actions de prévention restent à déployer. -
Donald Trump prolonge sa guerre commerciale
L’administration américaine a instauré de nouveaux droits de douane de 10% ou 12,5% au nom de l’article 301 du Trade Act contre le travail forcé. Un cadre juridique qui inscrit la guerre tarifaire dans la durée. -
Le gendarme américain de la Bourse ouvre le dossier des coffres-forts crypto
Le régulateur des marchés financiers américains débute son travail sur les actifs de la finance décentralisée. Tout en adoptant une posture ouverte au dialogue, il rappelle aux acteurs que certains coffres-forts ou protocoles rentrent dans le giron législatif des valeurs mobilières. -
Ardian poursuit la réorganisation de sa gouvernance
François Jerphagnon succède à Mathias Burghardt à la présidence du directoire d'Ardian France. Ce dernier quitte ses fonctions exécutives pour se consacrer à l'activité Infrastructure.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
- BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
- Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Fabrice Kremer va succéder à Guy Wagner en tant que directeur des investissements de BLI
Contenu de nos partenaires
-
Cocktail explosifMégafeux : pourquoi ce n'est que le début
« Orage de feu » jamais vu, record d'évacuations, trentaine de foyers actifs simultanément : ce pire épisode d'incendies que le pays ait connu depuis 1949 illustre ce que les climatologues annoncent depuis des années -
EditorialCanicules, mégafeux : l'impasse de l'infantilisation citoyenne
Il est temps de changer de paradigme. Le précautionnisme a vécu. Pratiquée par tous nos dirigeants, cette religion de la protection absolue – « quoi qu'il en coûte » – sonne de plus en plus comme une promesse creuse -
BatailleA400M, bulldozers, sapeurs : la mobilisation maximale des militaires face aux feux
Les armées fournissent matériels et personnels face aux incendies, en plus d’une brigade dédiée à la sécurité civile. Et fait monter en puissance ses dispositifs