Le Brésil poursuit sa lutte effrénée contre les tensions inflationnistes
La banque centrale a décidé de relever hier son taux directeur de 25 points de base à 12,25% pour la quatrième fois depuis le début de l’année
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Patrick Aussannaire
Lancée dans une course pour réduire les pressions inflationnistes, la banque centrale du Brésil a donné cette nuit son quatrième tour de vis monétaire depuis le début de l’année en augmentant son principal taux directeur de 25 points de base (bp). «Donnant suite au processus d’ajustement progressif des conditions monétaires, le Comité de politique monétaire a décidé à l’unanimité de relever le taux Selic à 12,25% l’an», a indiqué la banque dans un communiqué laconique. Et la tendance reste à la hausse, le Comité indiquant qu’il gardait sa stratégie d’un «ajustement prolongé» de sa politique monétaire afin de ramener l’inflation à 4,5% en 2012. Les économistes prévoient une nouvelle hausse en juillet et un taux de 13% en fin d’année.
En mai, l’inflation a atteint 6,55%, soit le plafond de l’objectif officiel pour 2011. Mais ce sont les tensions sur les salaires qui inquiètent le plus. En avril, le taux de chômage est tombé à 6,4%, et est même de 5,9% ajusté des variations saisonnières, soit son plus bas niveau depuis près de dix ans. Si les salaires réels ont chuté de 1,8% en avril à 1.540 reals, soit 665 euros, les économistes prévoient que la faiblesse du chômage devrait tirer à la hausse les salaires, notamment pour les emplois qualifiés. «Avec un resserrement du marché du travail et probablement une réévaluation des salaires réels, les pressions du côté de la demande de travail vont s’accentuer» estime Marcelo Salomon, chef économiste chez Barclays. D’autant que le gouvernement s’est engagé sur une hausse du salaire minimum de 14,5% en 2012.
La hausse du real de près de 5% contre le dollar sur les trois derniers mois devrait néanmoins permettre de réduire la hausse du prix des biens importés. Le gouvernement a déjà fait savoir qu’il tablait sur une croissance du PIB de 4,5% à 5% cette année, contre 7,5% enregistrés en 2010. «Après une période de surchauffe l’année dernière, l’économie brésilienne est plongée dans une cure d’amaigrissement du fait du retrait des politiques de relance fiscale et du resserrement monétaire» estime Alfredo Coutiño, directeur de l’Amérique Latine chez Moody’s.
Le pays fait face à une crise politique qui inquiète les marchés, avec la démission de l’homme de confiance de Dilma Rousseff, Antonio Palocci, connu pour sa rigueur fiscale. Morgan Stanley tempère l’impact de cette démission par une approche moins interventionniste sur le real du ministre des finances.
Axel Plichon, cofondateur et responsable du développement d’Eleva Capital, explique à L'Agefi les raisons de l’ouverture d’un grand bureau à Milan. Revenant sur l’année 2025, il confie que d’autres stratégies que les fonds phare ont attiré des flux. Enfin, il se dit peu intéressé par la croissance externe.
Interrogé par Les Echos sur la crise de confiance «inédite» que traverse le marché du crédit privé aux Etats-Unis, Justin Muzinich, PDG de la société d’investissement Muzinich & Co, spécialisée en la matière, estime qu’il s’agit «du cycle financier habituel» où «l’abondance nourrit les excès» et certains «perdent de vue la relation entre risque et rendement». S’il estime que «des opérations méritent d'être passées au crible dans le secteur de l’assurance aux Etats-Unis», le marché du crédit privé «n’est pas assez important pour causer un risque systémique». Il ajoute que les limites de retraits imposées dans certains fonds semi-liquides vendus aux particuliers n’a rien de surprenant, les fonds ayant appliqué leurs règles de fonctionnement.
Aux Etats-Unis, la montée des actifs alternatifs met les réseaux de distribution sous pression, selon une étude de Cerulli. La formation des conseillers devient un enjeu clé auquel les sociétés de gestion doivent être en mesure de répondre.
L'institution bancaire publique salue le rôle croissant des fonds alternatifs dans la finance mondiale mais estime que l’essor des hedge funds, du private equity et du crédit privé doit être davantage sous surveillance.
Un recours collectif déposé en février allègue que la société avait surévalué la valeur liquidative du BlackRock TCP Capital, avant sa dépréciation de janvier.
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Entre vacances dans des cliniques cinq étoiles, cure de sommeil et régime ultime, le bien-être et la santé sont désormais au cœur des préoccupations. Quand le corps devient un projet, l’industrie du luxe s’adapte aussi.