Le bilan assaini de Havas lui permet de se renforcer dans l’achat d’espace
L’acquisition au Royaume-Uni de la première agence médias indépendante BLM devrait préfigurer d’autres opérations de croissance externe
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Yves-Marc Le Réour
Havas traduit en acte sa volonté d’une croissance sélective. Le 6e groupe publicitaire mondial a en effet confirmé lundi l’acquisition de l’agence britannique d’achat d’espaces BLM, présente dans l’audiovisuel et l’affichage, pour un montant d’une vingtaine de millions d’euros. « BLM va intégrer Arena Media Communications et prendre le nom d’Arena BLM », indique le groupe publicitaire. BLM a enregistré en 2007 des facturations de 123 millions de livres (165 millions d’euros) correspondant à des revenus d’environ 25 millions pour une rentabilité estimée par les analystes autour de 20 % des revenus.
Havas estime que la combinaison de la division internet BLM Quantum avec Media Contacts lui permettra de devenir le 2e groupe de médias numérique britannique, ayant déjà annoncé son ambition de réaliser sur ce segment un cinquième de ses ventes en 2010. L’acquisition de BLM va d’ores et déjà doubler la taille de ses opérations d’achat d’espace dans ce pays avec des facturations annuelles portées à 350 millions de livres.
Cette transaction, la première sur un métier stratégique du groupe depuis trois ans, pourrait plus généralement marquer pour Havas la relance d’un processus de croissance externe ciblée, dans des opérations de 10 à 70 millions d’euros. Et alors que son président et principal actionnaire, Vincent Bolloré, détient aussi une participation de 29,9 % dans le groupe britannique d’achat d’espace Aegis, la baisse du cours de ce dernier (comme d’ailleurs de Havas) « pourrait créer un environnement plus favorable au dialogue » a estimé hier Fernado Rodes Vila, directeur général du groupe français.
L’opération témoigne également d’une structure de bilan assainie après le lancement d’une émission d’obligations à bons de souscription et/ou d’acquisition d’actions remboursables (OBSAAR) de 100 millions d’euros, assortie de BSAAR vendus aux collaborateurs du groupe. Approuvée au cours d’une assemblée générale extraordinaire convoquée la semaine dernière à cet effet, cette émission est remboursable en trois annuités avec une maturité moyenne de six ans. Elle fait suite à une OBSAAR de 270 millions d’euros lancée en novembre dernier et à la conclusion récente de « trois accords de crédit bilatéraux pour un montant total de 180 millions d’euros à cinq ans», souligne le groupe, qui précise « disposer ainsi d’une maturité suffisante de sa dette financière nette ».
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Après plus d'un an de patience et de conciliation, le Premier ministre canadien a claqué la porte des négociations commerciales et choisi de répliquer « dollar pour dollar » aux menaces américaines
Avec son projet radical et global, le candidat LFI à la présidentielle séduit parmi ceux qui veulent « changer la société ». Mais son irréalisme financier et sa méthode autoritaire soulèvent d’importantes interrogations