LCL se dote d’un plan de développement prudent pour 2010
Crescendo 2 prévoit 200.000 ouvertures de comptes nettes par an et 800 millions d’euros d’investissements, mais sans objectif de PNB
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Alexandre Garabedian
Un programme de développement sans objectif public et chiffré de croissance des revenus ou du résultat brut d’exploitation. Telle est l’option prudente choisie par LCL. Visiblement échaudée par les résultats mitigés du plan Crescendo annoncé en 2004, dont les objectifs de progression du produit net bancaire (3 à 4 % par an) n’avaient pas été atteints, la filiale du Crédit Agricole préfère mettre en avant d’autres indicateurs. Crescendo 2 table ainsi sur 200.000 ouvertures de comptes nettes en 2010, contre 67.000 sur les neuf premiers mois de 2007. Il prévoit un programme d’investissement de 800 millions d’euros sur trois ans, dont 600 millions consacrés à l’automatisation des agences et 200 millions de dépenses technologiques et de marketing.
« Nous allons essayer d’accélérer la croissance du PNB par rapport au rythme de Crescendo 1 et d’être au niveau du marché. Bien entendu, nos hypothèses tiennent compte des derniers développements de la fin 2007 », précise Christian Duvillet, directeur général de LCL. Sur les neuf premiers mois de 2007, les revenus de l’ex-Crédit Lyonnais ont progressé de 2 % hors éléments non récurrents, un rythme inférieur à l’ensemble du secteur. Une année marquée par de nouvelles réorganisations en profondeur du réseau, qui ont fait grincer des dents côté syndical.
Le plan 2008-2010 fait surtout le pari que la croissance des activités de banque privée, d’entreprises et de professionnels compensera le ralentissement attendu, notamment sur le crédit immobilier, du marché de masse. « Nous tablons sur un développement différencié par marché et selon les catégories de clientèle », explique Mohammed Agoumi, directeur général délégué de LCL. La banque va notamment lancer le 27 janvier une campagne télévisée destinée à la clientèle haut de gamme, qui représente aujourd’hui 20 % de ses 5 à 6 millions de clients.
Crescendo 2 valide aussi le plan de compétitivité présenté l’an dernier, et qui table sur un coefficient d’exploitation de 65 % à fin 2010 avec 300 millions d’euros d’économies annuelles. Le 1er avril, quelque 800 collaborateurs devraient partir en préretraite – le surcoût de la mesure lié aux nouveaux dispositifs gouvernementaux devrait atteindre 40 millions d’euros, selon une source interne. Et le 1er mars, LCL bouclera le dernier chantier de synergies avec le Crédit Agricole, en migrant sur la plate-forme titres du groupe.
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