L’autorégulation des banques à l'épreuve

Bonus, conflits d’intérêts et marchés de gré à gré se retrouvent au centre des débats
Florence Autret, à Bruxelles

Pendant que la justice française se penche sur la fraude constatée à la Société Générale, les modes de rémunération des banques et autres opérateurs financiers se sont retrouvés hier au centre des débats lors de la conférence annuelle sur les marchés financiers organisée à Bruxelles par Assonime, l’association italienne des sociétés cotées, Houston Consulting et Merril Lynch. Le directeur exécutif du gérant d’actifs italien Unifortune, Antonio Giovannini, s’est interrogé sur les « incitations perverses » qui caractériseraient actuellement le mode de rémunération des acteurs financiers. Celui qui a donné son nom aux fameuses barrières réglementaires et fiscales à l’intégration des marchés financiers européens n’a pas hésité à remettre en perspective le débat sur la crise actuelle. « Tout acteur, a-t-il déclaré, devrait s’inquiéter de deux choses : premièrement générer de la valeur pour ses actionnaires, ses clients, et lui-même, et, deuxièmement, prendre soin de son marché. » « Un marché financier est une chose fragile », a-t-il insisté.

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