L’automatisation progresse dans l’industrie des fonds luxembourgeois
Selon l’Efama, le taux en la matière est passé de 58,3 % à 65,9 % entre janvier 2007 et décembre 2008 sous l’impulsion de l’adoption des normes ISO
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Alexandre Boksenbaum
Désireuse d’informer les autorités comme les investisseurs sur les progrès réalisés en matière d’automatisation des fonds, l’Efama a dévoilé son dernier rapport sur les fonds luxembourgeois. Elle en publiera un autre sur l’Irlande, deuxième grande place européenne du secteur, à l’automne. En collaboration avec Swift, l’association européenne a mené son étude auprès de 19 agents de transfert luxembourgeois et ainsi observé entre 75 et 80 % du volume total des ordres du Grand-Duché enregistrés entre janvier 2007 et décembre 2008.
Premier constat, si les volumes d’ordres ont baissé de 14 % entre 2007 et 2008, à 15 millions, près des deux tiers (65 %) sont le fait de donneurs d’ordres installés dans la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Par ailleurs, 9,7 millions de l’ensemble des ordres de 2008 ont été traités automatiquement. Le degré d’automatisation totale de ces ordres est passé de 58,3 % à 65,9 % entre début 2007 et fin 2008.
Cette tendance résulte principalement de la standardisation des normes ISO promues par l’Efama qui a représenté fin 2008 plus de 62 % du taux d’automatisation totale, le reste étant assuré par des formats individuels (Proprietary Formats). Une progression jugée « encourageante » par Jean Sonneville, responsable adjoint des marchés chez Swift.
Malgré cela, des efforts restent encore à faire comme le souligne Rudolf Siebel qui préside le Fund Processing Standardization Group mis en place par l’Efama en 2003, notamment avec les acteurs implantés en Asie. Et ce d’autant plus que 36 % des ordres ont encore été traités manuellement l’an dernier, représentant plus de 5 millions d’ordres (contre 42 % au premier trimestre 2007).
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