L’attractivité internationale de Paris est disputée par les émergents
Paris Ile-de-France tient son rang en Europe mais son attractivité internationale s'érode. Selon une étude réalisée par KPMG, la région accapare 47% du nombre des nouveaux investissements créateurs d’emplois et de valeur (hors fusions-acquisitions) réalisés en France sur l’année achevée fin septembre 2011. Au plan mondial, Paris arrive à la sixième place, rattrapée par Sao Paulo et New York et talonnée par Pékin et Moscou, mais demeure en deuxième position des capitales européennes, derrière Londres. De 2007 à 2011, la capitale française a attiré 904 investissements, au quatrième rang, derrière Londres, Shanghai et Hong Kong.
Mais les pays émergents exercent une montée rapide. Certes, l’Union européenne pèse toujours 36% des investissements, en hausse de 4% sur un an. Cependant, elle est suivie de près par l’Asie dont le poids progresse de 9% pour atteindre 28% en 2011, et l’Amérique latine a vu les investissements internationaux enregistrer un bond de 29% pour capter 10% du total. En regroupant Shanghai, Pékin et Hong Kong, la Chine a attiré à elle seule 696 investissements, loin devant Londres. Autre phénomène marquant, cette fois aux Etats-Unis: le retour en force de New York et de San Francisco, notamment pour les fonctions stratégiques.
Paris mise dès lors sur sa diversification. Le secteur des nouvelles technologies a attiré 24% des investissements, les services aux entreprises 15%, le textile 14%, la communication 8% et les services financiers 6%. Les capitaux viennent à 38% d’Europe, à 37% d’Amérique du Nord, et à 20% d’Asie. En ce sens, la région mise sur le projet du «Grand Paris» pour renforcer son attractivité, même si elle souffre de son instabilité fiscale, selon Pierre Simon, président de Paris Ile-de-France Capitale Économique.
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