L’assurance de portefeuille doit intégrer la probabilité de pertes
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florent Berthat
Titre original : Constant Proportion Portfolio Insurance in presence of Jumps in Asset Prices
Chaire / Centre de recherche : Université Paris Diderot, laboratoire de probabilités et modèles aléatoires (LPMA)
Quel est l’objectif de la technique dite d’«assurance de portefeuille»?
La technique d’«assurance de portefeuille» ou CPPI (Constant proportion portofolio insurance), dite parfois «méthode de coussin»a pour objectif de garantir à l’investisseur un certain capital à une échéance donnée tout en cherchant à bénéficier de la performance d’un marché sous-jacent. Les avoirs sont donc répartis entre un portefeuille d’actifs sans risque et un portefeuille d’actifs risqués. Le principe de gestion consiste à réduire la partie risquée du portefeuille lorsque le montant des avoirs a diminué pour s’approcher de la valeur de la garantie, ou à l’inverse à l’augmenter si on s’en est suffisamment éloigné. Donc on achète à la hausse et on vend à la baisse. Mais il peut arriver d’être contraint de s’exposer exclusivement à des actifs sans risque si on a touché le plancher (la valeur actualisée de la garantie, c’est-à-dire le prix de l’obligation).
En pratique, cette stratégie peut-elle toujours être mise en œuvre?
Nous avons constaté qu’un gérant de portefeuille n’a pas toujours le temps de désinvestir du fait d’un mouvement très rapide dans les prix des actifs ou de manque de liquidité dans le marché. Il peut donc perdre de l’argent et ne pas avoir de quoi rembourser le capital. Souvent les modèles ne prennent pas en compte cette discontinuité. Il est donc nécessaire de la prendre en compte pour évaluer la proportion du portefeuille à investir en actifs risqués. La question est de savoir quel levier choisir, au moment de la conception du produit, pour aller chercher de la performance tout en restant dans les limites de risque pré-définies, des contraintes de perte. Car la banque d’investissement qui offre la garantie peut indiquer au gérant une probabilité maximum de percer le plancher, par exemple 1% (si on passe sous le plancher on doit liquider le portefeuille et la banque paiera la différence).
Sur quels modèles et données vous fondez-vous?
Nous avons observé que le modèle traditionnel de Black & Scholes ne prend pas en compte l’éventualité de pertes. Aussi nous avons choisi les modèles discontinus, qui permettent à l’actif de sauter de temps en temps, tels que le modèle de Merton afin de répondre à la nécessité de fixer le multiplicateur / levier en fonction de contraintes de pertes. C’est un modèle probabiliste, qui donne une probabilité que le plancher soit percé à différentes échéances, en prenant en compte dans la trajectoire du marché sous-jacent la probabilité d’un mouvement négatif. Pour ce faire, nous nous appuyons sur des séries statistiques, l’important n’étant pas la longueur de l’historique, mais le fait que ces données couvrent des périodes de crises.
Justement ce modèle est-il adapté aux périodes de crises?
La technique du CPPI est particulièrement intéressante quand les marchés sont volatils. Car on peut se protéger en achetant des options, mais dans ce contexte les instruments de couverture s’avèrent trop chers, voire difficiles à trouver. Le CPPI est plus simple, il s’agit d’une gestion dynamique avec des actifs financiers liquides.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides