L’Asie hors Japon reste ignorée des indices obligataires
Sa pondération devrait augmenter et alimenter l’intérêt des grands investisseurs
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Nuno Teixeira - Schroders
Beaucoup d’investisseurs européens s’interrogent sur l’opportunité de diversifier leurs placements obligataires en dehors de l’Europe, compte tenu des rendements extrêmement bas atteints dans les derniers marchés bénéficiant encore d’un AAA, d’une part, et des risques qui pèsent sur les émissions les plus rémunératrices de la zone euro d’autre part.
Ce mouvement de diversification s’est déjà traduit depuis 2009 par des flux significatifs vers les marchés de dette émergente, mais il est paradoxal de constater que les grands indices obligataires internationaux sont encore loin d’intégrer une part significative d’une zone comme l’Asie hors Japon, pourtant appelée à devenir, aux dires de beaucoup d’observateurs, le centre de gravité de l’économie mondiale d’ici 10 ou 20 ans. C’est ainsi que l’indice Citi World Government Bond - représentatif des marchés de dette domestique émise en devise locale et de maturité supérieure ou égale à un an - alloue en tout et pour tout 1% sur les pays d’Asie hors Japon.
Il est vrai qu’un certain nombre des principaux émetteurs de la région sont encore classés dans l’univers émergent (Corée du Sud, Taiwan, Chine, Inde), voire ne font pas encore partie de la catégorie «investment grade» (ce qui est le cas des émissions de l’Indonésie ou des Philippines). Mais la dette asiatique représente déjà près de 8% du stock mondial de dette souveraine et bénéficie d’émetteurs de grande qualité, à l’heure où la dynamique est plutôt négative dans les zones développées. Ces émetteurs risquent donc de représenter, à l’avenir, une redoutable concurrence pour les émissions des Etats endettés de la zone euro, surtout si l’on considère que ces émissions s’appuient souvent sur des devises appelées à se renforcer contre euro et dollar.
Les indices PMI flash montrent une légère accélération de la croissance en août, surtout portée par le rebond manufacturier, en dépit du Moyen-Orient et de la canicule en Europe. L’emploi se reprend tandis que les pressions sur les prix s’apaisent.
La Corée du Sud n'est plus un simple sous-traitant de l'électronique grand public, mais un maillon structurellement indispensable, et difficilement substituable, de l'infrastructure mondiale de l'intelligence artificielle.
Confiante après un bon démarrage 2026, la branche assurance du Crédit Agricole s’est mise en quête de nouveaux relais de croissance. Le lancement fin juillet d’une nouvelle entité baptisée Insurance Partners doit notamment lui permettre de développer les activités hors groupe et hors banque à l’international.
Le laboratoire débourse 385 millions d'euros pour ce spécialiste de l'hémato-oncologie, mais les actionnaires de la biotech pourraient recevoir jusqu'à 1,3 milliard de dollars supplémentaires.
Les fonds actions immobilières monde sont analysés pour la première fois. Si les performances à court terme sont encourageantes, à moyen et à long terme, les résultats sont à lire avec plus de réserve.
Les professionnels d'outre-Manche considèrent le risque géopolitique et son impact sur la volatilité des prix de l'énergie comme le risque numéro un sur le marché obligataire, selon une étude publiée par Nedgroup Investments.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle a été ciblé par au moins quatre opérations de désinformation venues de l’étranger en deux semaines.
SERIE D’ETE. Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent
Invitée remarquée des universités d'été de LFI, où elle débattra avec Manon Aubry et Mathilde Panot, la présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale incarne la tentation d'une partie des Verts de rallier la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle. Sans préempter le choix des militants, elle précise les conditions et les limites de ce rapprochement