L’apaisement de la volatilité implicite est lent mais inéluctable
Inélastique à la baisse. Depuis maintenant deux mois, la volatilité implicite (VI) 90J de l’EuroStoxx 50 avoisine les 25 %. De prime abord, le processus de détente débuté fin 2008 paraît donc interrompu.
Cela semble paradoxal, le troisième trimestre ayant été marqué par une progression quasi continue des indices actions et un relâchement des spreads de crédit, deux phénomènes allant typiquement de pair avec une décrue de la VI.
Ce palier de la VI est d’autant plus troublant que la volatilité réalisée de l’indice est, elle, en constante baisse. Il y a un mois de cela, nous indiquions que le mois d’août fut, pour les marchés actions, le mois le plus calme depuis la chute de Lehman Brothers. Et septembre l’est davantage encore, avec une variation quotidienne moyenne de l’EuroStoxx 50 atteignant le niveau extrêmement bas de 0,76 %, ou 12,0 % en annualisé soit la moitié de la VI 90J.
La récente atonie des marchés actions s’explique principalement par les moindres variations des secteurs qui, jusqu’alors, surréagissaient fortement aux variations de l’appétit pour le risque, tels que les banques, les assurances ou encore la construction.
Entre progression des marchés actions, spreads de crédit diminuant et volatilité réalisée indicielle exceptionnellement basse, la VI ne semble avoir qu’un seul exutoire possible. La position ouverte sur les puts est, de plus, conséquente ; pour une partie des gestionnaires d’actifs, les portefeuilles semblent déjà couverts jusqu’à la fin de l’année. Dans ces conditions le repli de la VI est une quasi-certitude et des statistiques confirmant la reprise économique pourraient servir de catalyseur.
Plus d'articles du même thème
-
Le Japon prépare un plan de relance massif financé par le public et le privé
C’est un plan de 2.300 milliards de dollars qui devrait s’étaler sur 14 ans et qui mise sur l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs, la robotique, la défense… L’Etat devrait en financer une petite moitié, le reste viendrait du privé. Les investisseurs sont partagés. -
La Cour suprême conforte l'indépendance de la Fed
La Cour a rejeté, à une voix près, la tentative de Donald Trump de débarquer la gouverneure de la Fed Lisa Cook. C'est un nouvel échec de la croisade que le président des Etats-Unis mène contre la banque centrale. -
La «chipflation» fait frémir les géants de la tech
Les constructeurs du Mac et de la Xbox subissent la flambée des prix des puces mémoire, qui les contraint à augmenter brutalement leurs prix de vente pour tenter de préserver leurs marges. L’exercice sera plus difficile pour des petits acteurs de la tech. En parallèle, les grands fabricants sud-coréens de composants de mémoire lancent un vaste plan d’investissement. -
Econocom réalise un quadruplé dans le financement Schuldschein
Si le financement émis en 2025 avait pour objectif de soutenir la croissance organique du groupe, le placement privé de 240 millions bouclé en juin sera notamment utilisé pour allonger la maturité de la dette. -
Fortum renforce son maillage des marchés nordiques de l’énergie
Le groupe finlandais prévoit de lancer une offre d’achat d’environ 450 millions d’euros sur le fournisseur d’électricité norvégien Elmera. -
Annulations d’événements, la canicule coûte cher aux assureurs
Les annulations d’événements en cascade du week-end des 27 et 28 juin pour raisons climatiques vont coûter plusieurs dizaines de millions d’euros aux assureurs grands événements. Si d’autres épisodes comme celui-là devaient avoir lieu durant l’été, les conséquences pour le marché seraient sévères.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- Sycomore atteint les 10 milliards d’euros d’encours
Contenu de nos partenaires
-
Mirage
Présidentielle : des Français sans illusions
Près de deux Français sur trois ne croient pas que les scrutins présidentiels, puis législatifs permettront au pays de retrouver des repères politiques stables. Selon eux, le travail et l'entreprise ont un rôle à jouer pour « faire société » -
Sondage exclusifValeurs, repères républicains, principes... : « Le sentiment d’une fuite en avant traverse la société française »
A l'occasion des Rencontres économiques d'Aix, les 2, 3 et 4 juillet, dont le thème général est « naviguer dans un monde sans repères », un sondage Odoxa pour Comfluence sur les repères dans la société française révèle que 62 % des Français ne croient pas que 2027 permettra de rétablir des repères politiques stables -
Irak: le nouveau Premier ministre lance son show anticorruption
Nommé avec le soutien de Washington, Ali al-Zaidi assure qu'il veut restaurer l'autorité de l'Etat irakien, miné par la mauvaise gestion