L’AMF juge satisfaisante la liquidité des marchés obligataires français
En dépit des inquiétudes, la liquidité s’est améliorée depuis la crise sur les marchés obligataires français, selon une étude publiée mi octobre par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Depuis plusieurs mois, l’industrie et les régulateurs se préoccupent d’une baisse de liquidité des marchés obligataires. Celle-ci serait notamment due à la réglementation qui contraint les banques à se désengager de la tenue de marché. Pour tenter d’y voir clair, l’AMF a analysé les transactions réalisées entre 2005 et 2015 sur quelque 6.600 obligations françaises publiques et privées.
A l’issue de cette analyse, l’AMF estime que la liquidité sur les marchés obligataires français se serait améliorée depuis 2012 pour revenir à des niveaux proches de ceux atteints avant le début de la crise de la dette souveraine. Si la liquidité semble toujours inférieure à celle connue pendant la période 2005-2006, celle-ci ne doit pas être idéalisée car «le risque de liquidité (...) était probablement largement sous-estimé du fait d’une bulle en développement qui a éclaté en 2007-08», souligne l’AMF. Depuis 2012, la liquidité semblerait cependant s'être concentrée sur «les instruments les moins liquides ou disposant d’une profondeur de marché plus grande».
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