L’agence de la dette allemande pourrait réduire encore ses coûts de financement
L’agence de gestion de la dette allemande devrait être en mesure de poster du collatéral lorsqu’elle utilise des produits dérivés pour limiter les coûts de financement de l’Etat dès l’année prochaine. Le parlement allemand a autorisé la Finanzagentur, à l’occasion du vote du budget la semaine dernière, à offrir des titres en garantie pour quelque 8 milliards d’euros de transactions sur des produits dérivés.
Cette autorisation constitue une première. L’agence devrait dans ce cadre recourir aux services d’une chambre de compensation. Un porte-parole précise cependant à L’Agefi qu’aucun calendrier n’a été fixé pour commencer à poster du collatéral pour les swaps de taux.
«Le risque de contrepartie est beaucoup moins pénalisant si vous postez du collatéral, même si vous êtes le Trésor allemand», réagit Jean-François Robin, stratégiste chez Natixis. L’agence de la dette allemande a commencé à utiliser des swaps de taux en 2002 pour limiter ses coûts de financement. A la fin de l’année dernière, son portefeuille de swaps avait une valeur nominale de 240 milliards d’euros.
Jean-François Robin relativise cependant l’intérêt purement financier de l’opération pour le pays noté AAA qui projette d’avoir un budget à l'équilibre l’année prochaine. «Il s’agit moins d’une histoire financière que de faciliter les transactions avec des contreparties qui demandent de plus en plus de contrats standardisés, type Isda», l’International Swaps and Derivatives Association, indique le stratégiste.
La décision de l’agence de la dette allemande de poster du collatéral pour ses opérations sur des produits dérivés fait suite à celle des gestionnaires de la dette du Danemark et de la Grande-Bretagne. L’Agence France Trésor a quant à elle abandonné son programme de swaps en 2002.
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