L’activité économique dans la zone euro s’est encore contractée en avril
L’activité économique continue de se contracter dans la zone euro en avril. La première estimation de l’indice PMI composite publié par Markit est tombée à 47,4 (contre 49,1 en mars) soit un point bas depuis cinq mois. C’est mauvais signe pour l'évolution du PIB dans la zone euro.
Le recul est manifeste dans le secteur des services, avec un indice à 47,9 contre 49,2. «C’est le signe que l’austérité et les inquiétudes sur la crise de la dette pèsent sur la dépense des ménages», souligne Martin van Vliet, économiste chez ING Bank. L’activité dans l’industrie manufacturière secteur s’est établie à 46 (contre 47,7 en mars). Ce niveau n’avait pas été atteint depuis 34 mois. «La récession à double creux, que devraient confirmer les données officielles pour les deux derniers trimestres, risque donc de se prolonger au cours du 3e trimestre», a déclaré dans un communiqué Chris Williamson, chef économiste chez Markit.
En Allemagne, la croissance de l’activité a ralenti. L’indice composite Markit est tombé de 51,6 en mars à 50,9 en avril. Et l’indicateur de l’activité manufacturière a chuté à 46,3 contre 48,4 le mois dernier. «Etant donné la bonne tenue de l’indice IFO du climat des affaires et sa fiabilité dès qu’il s’agit de signaler des tournants, nous considérons que l’indice PMI sous-estime probablement la tendance sous-jacente en Allemagne», estime cependant Violante di Canossa, économiste chez Crédit Suisse.
En France, l’indice Flash composite de l’activité globale s’est replié à 46,8 contre 48,7 en mars, c’est le plus bas niveau enregistré depuis six mois. Contrairement à ce qui est observé en Allemagne, l’indicateur de l’activité manufacturière se redresse à 47,3 contre 46,7 tandis que celui de l’activité dans les services est tombé de 50,1 à 46,4. «L’ampleur de la contraction enregistrée en France est particulièrement préoccupante, bien qu’en partie liée au climat d’incertitude entourant les prochaines élections présidentielles», estime Chris Williamson.
Même si la tendance pourrait se redresser après l'élection, «la demande sous-jacente reste cependant au mieux atone et le recul de l’optimisme des prestataires de services français quant à leurs perspectives d’activité à un an ne fait qu’aviver les craintes du maintien d’une conjoncture difficile dans les mois à venir», note l’économiste senior de Markit, Jack Kennedy
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