Si l’Eurogroupe a donné son accord préliminaire sur les réformes entreprises en Grèce, les discussions avancent lentement sur la dette.
Publié le
Antoine Landrot
Pierre Moscovici, membre de la Commission européenne et Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe lors de la conférence de presse de l’Eurogroupe le 22 mai 2017.
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Photo UE European Council.
Des avancées significatives, mais pas d’accord : les créanciers internationaux de la Grèce ont tenté de faire bonne figure à l’issue de leur réunion hier soir à l’occasion de l’Eurogroupe. Mais les ministres des Finances de la zone euro, le Fonds monétaire international (FMI) et le gouvernement grec n’ont pas été en mesure de déterminer une position commune sur le versement d’une nouvelle tranche d’aide à Athènes, ni sur des propositions d’allègement de la dette.
A l’occasion d’une première réunion, les ministres des Finances ont néanmoins abouti à un «accord préliminaire» sur les «actions prioritaires» de la Grèce, c’est-à-dire les réformes votées jeudi dernier par le parlement local. Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, a ainsi souligné hier soir les «engagements considérables» pris par le pays. «Sur les 140 actions prioritaires, 115 peuvent être considérées comme mises en œuvre», a ajouté Pierre Moscovici. Elles couvrent tant les retraites, la fiscalité sur le revenu, le marché du travail, que le secteur de l’énergie. L’accord préliminaire est «une étape importante vers la conclusion du deuxième examen du programme d’ajustement macroéconomique de la Grèce», indique l’Eurogroupe dans son communiqué final.
La suite des discussions s’est révélée moins heureuse. Elles ont commencé par une rencontre entre le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, son homologue français Bruno Le Maire et Poul Thomsen, pour le FMI. Elles se sont poursuivies par des réunions en petits comités entre hauts représentants. «Nous avons mené des discussions en profondeur sur la soutenabilité de la dette publique de la Grèce, mais nous ne sommes pas parvenus à un accord complet», a conclu Jeroen Dijsselbloem.
L’une des questions essentielles est le rôle que doit tenir le FMI, dont le retour dans le programme d’aide sera précisément fonction de l’analyse qui sera faite de la soutenabilité de la dette. Hier, le président de l’Eurogroupe a souligné que les ministres de la zone euro étaient «très proches» d’un accord avec l’institution et que le FMI était prêt à rejoindre le programme, mais qu’il attendait des clarifications sur les propositions de la zone euro sur l’allègement de la dette. Il a précisé que les négociateurs s’étaient accordés autour d’un excédent primaire de 3,5% du PIB de la Grèce pour cinq ans après la fin du programme en 2018.
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