Tombée à 0,4% sur un an en juillet, son plus bas niveau depuis cinq ans, l’inflation devrait rester bien inférieure à 1% dans les prochains trimestres
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Alexandre Garabedian
Le consensus des économistes était encore trop optimiste. A 0,4% sur un an en juillet, contre une prévision de stabilisation à 0,5%, l’inflation en zone euro est tombée à son plus bas niveau depuis octobre 2009. La baisse des prix alimentaires et surtout celle des prix énergétiques expliquent cette nouvelle décélération, l’inflation sous-jacente restant à 0,8% comme en juin. Si un léger rebond est attendu au quatrième trimestre notamment en raison d’effets de base, «l’inflation devrait demeurer à des niveaux bien inférieurs à 1% au cours des trimestres à venir», estime Clemente de Lucia, économiste chez BNP Paribas.
L’indice reste donc loin de l’objectif de la Banque centrale européenne, qui vise une inflation inférieure à 2% mais proche de ce niveau. Malgré un léger recul du taux de chômage en zone euro à 11,5%, la faiblesse de la croissance économique ne suffit pas aujourd’hui à résorber les capacités de production excédentaires dans la région, et à alimenter une hausse des salaires.
«Les chiffres du jour ne donnent aucune assurance sur le fait que la zone euro ait échappé au risque déflationniste, soulignait hier Peter Vanden Houte, chef économiste pour la zone euro chez ING. Qui plus est, avec l’escalade du conflit en Russie qui obscurcit les perspectives de croissance, il semble peu probable que les craintes de déflation disparaissent dans l’immédiat.» Seule bonne nouvelle, le récent affaiblissement de l’euro, qui a désormais franchi à la baisse la barre des 1,34 dollar depuis mercredi, réduit la désinflation importée.
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