La zone euro cherche à rassurer sur le sort de la Grèce
Il n’y aura pas de troisième programme grec mais un «arrangement contractuel structuré», selon les termes d’un responsable européen. Jeudi soir, les ministres des finances de la zone euro ont commencé à en jeter les bases mais les détails – volume et conditionnalité – de ce nouveau coup de pouce seront actés au plus tôt à l’Eurogroupe du 8 décembre.
Depuis plusieurs mois, Athènes martèle son intention de sortir du programme d’aide de l’Union européenne à la date prévue, le 31 décembre 2015, et si possible également du programme du FMI, censé se terminer au premier trimestre 2016, de façon anticipée. Mais, confirme la source, «une sortie totalement propre est très improbable» et d’«autres options» doivent être envisagées.
L’un des différends entre Athènes et ses partenaires porte sur la participation du Fonds monétaire international au nouvel «arrangement». «On verra dans quelle mesure la participation du FMI accroît la crédibilité de ce que nous faisons pour la Grèce», a déclaré le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.
«Nos positions convergent… sur une ligne de précaution», a-t-il assuré après la réunion. La principale piste explorée pour le financement de cette nouvelle rallonge consiste dans l’utilisation des 11 milliards d’euros, actuellement réservés dans le Fonds de stabilisation grec (HFSF) à la recapitalisation du secteur bancaire et qui ne devraient pas être utilisés au vu des résultats des stress tests.
La 5e revue de la Troïka, qui retourne en Grèce au début de la semaine prochaine, devra déterminer les besoins précis de refinancement du pays. «Il faut en finir avec un micro-management», a déclaré le commissaire aux Affaires économiques Pierre Moscovici. Et d’ajouter: «Nous serons toujours aux côtés de la Grèce». «L’arrangement [à venir] devrait être prévisible, s’inscrire dans le cadre l’égal de la Facilité de stabilisation financière ou du Mécanisme européen de stabilité et comprendre potentiellement un apport en cash», a expliqué une source européenne.
Pour modifier l’allocation des moyens prévus pour les banques dans le plan précédent, l’approbation des autorités budgétaires nationales sera nécessaire. Les parlements interrompant leurs activités mi-décembre, l’Eurogroupe du 8 décembre est considéré comme «le dernier où il sera possible d’avoir un accord sur ce qui arrivera» après le 31 décembre.
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