La volatilité implicite du marché obligataire n’a pas atteint son point bas
La reprise économique pourrait se heurter à l’essoufflement des plans de relance
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Jérôme Deneaux - Newedge
Comme évoqué dans notre dernier commentaire, le scénario d’une sortie de récession en V continue d’être mis à rude épreuve ces dernières semaines.
Avec un taux de chômage à son plus haut niveau depuis 26 ans aux États-Unis et 13 ans en Europe, la consommation des ménages ne devrait pas soutenir l’activité économique avant de longs mois. De plus, les prêts au secteur privé ont chuté au mois de septembre. Enfin, la reprise de l’activité manufacturière n’est que la conséquence du déstockage massif de la part des industriels et des plans de relance adoptés par les gouvernements pour soutenir l’activité du secteur automobile, représentant une part importante de la population active.
Il ne serait donc pas anormal, qu’à moyen terme, la reprise économique s’essouffle à nouveau. Il faudrait alors s’attendre à la préparation de nouveaux plans de relance économique de la part des gouvernements du G20, ce qui pourrait peser sur le marché obligataire.
Néanmoins, il semble aussi acquis que les banques centrales conserveront une politique accommodante pendant de nombreux mois alors que le risque inflationniste reste contenu.
Dans ce contexte, le future Bund mars 2010, pourrait rester encore quelques semaines dans un corridor relativement étroit, de 120-122.
Malgré quelques journées soumises à d’importantes variations, la volatilité implicite 3 mois des options Bund s’est stabilisée autour des 6% (5,2 pb/jour). Elle pourrait donc poursuivre son mouvement de baisse et atteindre son support des derniers mois (5,5%), voire le casser pour atteindre les 5%, alors que le calendrier macroéconomique à venir est plutôt calme. Un scénario dans lequel des ventes de put spreads et de call spreads légèrement en dehors semblent appropriées.
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