La volatilité implicite baisse malgré les fortes variations des obligations
La correction des marchés actions, entamée à la fin du mois de juin jusqu’aux premières publications de résultats trimestriels des entreprises (13 juillet), s’est accompagnée d’une forte baisse des rendements obligataires surtout sur la partie longue de la courbe. Toutefois, ce fort mouvement qui aurait pu amener une hausse de la volatilité implicite (VI) s’est à l’inverse accompagné d’une nouvelle chute de cette dernière. Il faut dire qu’aussi bien la hausse des rendements que leur baisse, même forte, s’est effectuée de manière linéaire jour après jour.
On soulignera que la VI a baissé sur l’ensemble de la courbe obligataire et s’est accompagnée logiquement d’une hausse de l’écart entre les VIs des puts et des calls.
Sur les options sur future Bobl, la VI des calls a davantage baissé, s’expliquant par le niveau des taux 5 ans près du plancher, d’où un désintérêt pour les stratégies haussières sur le Bobl, ou alors à base de call spreads. Il est vrai que seule la partie longue de la courbe semble avoir encore du potentiel de hausse. Les parties 2 et 5 ans sont plus fermement ancrées en raison du statu quo de la politique monétaire de la BCE et de la baisse de l’aversion pour le risque.
On notera enfin une très forte remontée du ratio puts/calls sur l’ensemble de la courbe.
Dans le mois à venir et à la suite des résultats des entreprises américaines, dans l’ensemble meilleurs qu’attendu, il est possible que la VI continue sa chute. On gardera néanmoins en mémoire que dans la période actuelle l’incertitude reste à son paroxysme et que la baisse de la VI offre une opportunité pour acheter de la protection à moindre coût. Certains y ont déjà pensé.
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