La volatilité a pénalisé le marché primaire du crédit au premier semestre
Au premier semestre, les émetteurs corporates ont été plus dynamiques qu’au second semestre 2010. Le volume émis atteint 82,5 milliards d’euros, en hausse de 13% par rapport aux six mois précédents, d’après Thomson Reuters. Mais le marché a été moins dynamique qu’au premier semestre 2010, par rapport auquel il accuse un repli de près de 3 %.
«Le fait que les corporates disposent de cash, l’activité limitée en fusions-acquisitions, la disponibilité de sources de liquidités alternatives et le réendettement limité» sont les éléments qui viennent d’inciter les stratégistes crédit de SG CIB à revoir à la baisse leurs prévisions d'émissions sur l’année. Alors que 48 milliards d’euros d’obligations non financières notées en catégorie investisseur ont été placées depuis le début de l’année, SG CIB table à présent sur 90 milliards d'émissions sur ce segment de marché en 2011 contre 120 milliards anticipés au début de l’année.
L’activité au mois de juillet pourrait toutefois rattraper en partie le retard pris en juin compte tenu de l’incertitude sur le traitement de la dette grecque. Après seulement sept émetteurs non financiers investment grade venus sur le marché le mois dernier, ils sont déjà six à avoir sollicité le marché depuis vendredi dernier (voir tableau), suite au vote du plan d’austérité par le parlement grec et au déblocage d’une nouvelle tranche d’aide par l’Union européenne.
Seul le secteur du haut rendement a tenu ses promesses au premier semestre. Les émissions y sont ressorties à 26 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année. SG CIB a même décidé de revoir à la hausse ses prévisions pour l’année. Elles passent de 40 à 45 milliards d’euros.
Deutsche Bank, BNP Paribas et la Société Générale restent, comme au second semestre 2010, le trio de tête des chefs de file de la dette corporate en euros d’après Thomson Reuters. Barclays Capital se hisse en quatrième place alors qu’il était classé neuvième au trimestre précédent. Après Crédit Agricole CIB en cinquième place, UniCredit est devenue la sixième banque la plus active alors qu’elle était en huitième position fin 2010. ING aussi a gagné des parts de marché sur le marché primaire du crédit. Au seizième rang fin 2010, la banque a grimpé à la dixième place.
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