La visibilité des résultats d’EADS est encore jugée insuffisante pour 2008
Le niveau élevé de son activité commerciale devra s’accompagner d’une amélioration durable de sa rentabilité pour convaincre les investisseurs
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Yves-Marc Le Réour
Mauvaise année pour EADS. Pour 2007, le leader européen de l’aéronautique et de la défense a publié un chiffre d’affaires en recul de 1 % à 39,12 milliards d’euros, pénalisé par une parité de change défavorable et par les retards sur le programme d’avions militaires A400M. Conjugués à la mise en œuvre du plan de redressement Power8 et aux charges sur l’A350 XWB, ces facteurs ont abouti à un Ebit (résultat opérationnel) ajusté de 52 millions d’euros contre près de 400 millions un an plus tôt, la perte nette s’élevant à 446 millions d’euros à comparer à un bénéfice de 99 millions en 2007.
EADS est néanmoins parvenu à doubler ses prises de commandes qui ont atteint «un record de 136,8 milliards d’euros en 2007, conduisant à un carnet de 340 milliards en hausse de 29 %», souligne le communiqué. Le récent succès engrangé aux Etats-Unis, avec la fourniture de 179 avions ravitailleurs en partenariat avec Northtrop Grumman aux dépens de Boeing, vient toutefois d’être contesté par l’avionneur américain. L’autre point positif est la situation financière solide du groupe européen qui dispose d’une trésorerie nette de 7 milliards grâce à l’augmentation de ses flux de trésorerie, autorisant le maintien du dividende à 0,12 euro par action et «deux acquisitions potentielles de taille moyenne dans la défense et la sécurité, dont au moins une aux Etats-Unis».
Pour 2008, le chiffre d’affaires devrait être supérieur à 40 milliards d’euros avec un Ebit ajusté estimé à 1,8 milliard, sous l’hypothèse d’un euro à 1,45 dollar alors que la devise européenne vient de frôler 1,55 dollar. Résumant l’opinion de maints analystes, Milène Kerner chez Kepler Securities souligne que «les prix pratiqués entre 2003 et 2005, période au cours de laquelle Boeing s’est montré très agressif, vont affecter la rentabilité des prochains exercices ; à cela s’ajoute le dollar». Le PDG Louis Gallois a indiqué constater «une meilleure orientation des prix sur les nouvelles commandes», spécifiant également que la protection la plus efficace à long terme contre les effets de change consistait «à accroître la part en dollars de la fabrication des avions» tout en «réduisant le point mort». Il a réaffirmé l’objectif «non linéaire» d’une marge opérationnelle de 5 % en 2011. Les investisseurs ont réagi en faisant baisser le titre de 6,8 % hier à 16,1 euros, portant son recul à plus de 26 % depuis début janvier.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit