«La valorisation des marchés actions reste relativement plus attractive dans la zone euro»
L’Agefi: Comptez-vous continuer à vous renforcer en actions?
Nadège Dufossé: Nous avons clairement une vue positive sur les actions pour le second semestre. La faiblesse passagère de l’économie, notamment américaine, en début d’année a influencé la communication des banques centrales et poussé les taux à la baisse. Après un premier semestre assez exceptionnel côté obligataire, où les investisseurs ont bénéficié à la fois de cette baisse des taux et de la compression des spreads sur le crédit, la performance sera difficile à renouveler au second semestre. Nous attendons une hausse des taux, plus forte aux Etats-Unis qu’en zone euro, avec un impact négatif sur les rendements des classes obligataires. A l’inverse les actions devraient continuer à bénéficier de l’amélioration des données économiques et de la croissance des bénéfices des entreprises, encore en baisse l’an dernier dans la zone euro. La valorisation des marchés actions a progressé mais est loin d’atteindre des niveaux excessifs. Elle reste relativement plus attractive dans la zone euro si l’on tient compte du décalage de cycle avec les Etats-Unis.
Quels types d’actifs privilégiez-vous au sein de l’obligataire?
Nous privilégions les classes d’actifs qui proposent le meilleur niveau de portage par rapport au risque pris. La dette émergente, notamment en devises locales est à privilégier sur ce critère. Nous recommandons toujours le crédit à haut rendement en zone euro. Le portage est attractif et nos hypothèses de hausses de taux plus modérées qu’aux Etats-Unis. Enfin, on peut penser à diversifier la poche obligataire vers des stratégies alternatives proposant un rendement absolu.
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