« La valorisation actuelle du marché actions n’a pas de sens »
Christian Parisot, responsable de la recherche économique chez Aurel BGC
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Quels catalyseurs devraient permettre au CAC 40 de rebondir au-dessus des 4.000 points à horizon d’un an ?
Christian Parisot: La valorisation actuelle du marché actions n’a pas de sens. Les investisseurs intègrent un risque extrême de récession économique profonde et de crise politique dans la zone euro. A horizon un an, il faut espérer que les politiques auront trouvé une solution durable et tenable pour la Grèce. Le plus difficile est de déterminer le calendrier de ce rebond…
Ne craignez-vous pas des révisions des perspectives bénéficiaires après les publications du troisième trimestre ?
Depuis le mois de juillet, sur l’Eurostoxx, les projections de BNPA des analystes sont en recul de 11% pour 2011. Lors des publications de résultats, le discours des chefs d’entreprises devrait être proche de ce qu’ils déclarent dans les enquêtes de conjoncture: mes perspectives personnelles sont moins positives mais j’anticipe toujours une croissance de mon activité. Les perspectives générales, l’environnement global, se sont nettement dégradés cet été. Mais ils devraient indiquer que nous ne sommes pas dans la situation de septembre 2008: les stocks sont bas; les entreprises disposent d’importantes liquidités; leurs marges restent élevées (plus encore avec le recul des prix des matières premières); les investissements productifs, enfin, ne devraient pas s’effondrer dans les prochains mois. Les entreprises investissent dans des capacités supplémentaires de production dans les pays émergents, pas en Europe. Les perspectives économiques restent, certes, très mitigées, mais nous ne sommes pas dans la situation de 2008.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Après les combats qui les ont opposés en janvier, l'Etat central dirigé par Ahmed al-Charaa et les Forces démocratiques syriennes ont lancé des négociations pour réunifier la Syrie
Notre chroniqueur a lu le court roman Samuel Poisson-Quinton, dans lequel chaque terme n’apparaît qu’une fois. Un livre addictif qui interroge la mémoire, la perte et les limites du langage
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.