La spéculation sur le blé et le maïs atteint des sommets
Les positions longues sur le maïs sont au plus haut depuis deux ans, selon les statistiques hebdomadaires de la CFTC
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Laure Closier
Les matières premières agricoles ont la cote auprès des spéculateurs. Selon le dernier rapport de la CFTC américaine, les investisseurs ont augmenté leurs positions sur les grains (maïs, blé, etc.), contrairement aux autres matières premières «soft» (cacao, café, etc.). Au sein des grains, c’est le maïs qui enregistre la plus forte prise d’intérêts. A la bourse de Chicago (CBOT), les positions longues sur le maïs sont à leur plus haut niveau depuis juin 2008, tandis que son prix grimpe à des niveaux records. Le boisseau de maïs est ainsi monté en journée à 4,29 dollars, son prix le plus élevé depuis 14 mois.
Selon le Conseil international des céréales, qui constate une hausse récente de la demande de maïs, la céréale se substituerait au blé, en pleine tourmente (L’Agefi du 09 août 2010). Après une longue période de sécheresse, la Russie, troisième grenier du monde, a annoncé une récolte au mois d’août quasiment 1,5 fois plus faible que l’an dernier. La production américaine n’étant par ailleurs pas au niveau des espérances, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a abaissé ses prévisions sur l’offre. Cette dernière anticipe désormais une production à 646 millions de tonnes, soit 5% de moins qu’en production par rapport à 2009. La consommation de blé, elle, devrait légèrement augmenter à 665 millions de tonnes, faisant ainsi craindre pour la sécurité alimentaire.
Les investisseurs misent donc sur une forte hausse des prix à terme des deux denrées. Les futures sur le blé ont pris 1% hier aux Etats-Unis, contre 0,8% sur le maïs. Sur ces derniers, ils sont ainsi redescendus légèrement hier, après avoir bondi de 8% en août pour ainsi atteindre un nouveau pic depuis quatorze mois.
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