La Société Générale maintient sa version

La banque lève le voile sur les techniques utilisées par son trader pour déjouer ses contrôles
Alexandre Garabedian

C’est peu dire que les premières explications de la Société Générale sur la «fraude exceptionnelle» qui lui a coûté 4,9 milliards d’euros n’avaient guère convaincu. La banque s’est livrée dimanche à une description plus précise de ces événements qui, si elle apporte des éclairages bienvenus, n’en confirme pas moins les failles du contrôle interne. Car c’est une position nominale de 50 milliards d’euros que son trader Jérôme Kerviel, un simple arbitragiste sur indices boursiers européens aujourd’hui en garde à vue, aurait réussi à bâtir début janvier – «seul», continue d’affirmer la banque. «La position frauduleuse s’élevait à environ 30 milliards d’euros sur l’Eurostoxx, 18 milliards sur le Dax et 2 milliards sur le FTSE», indique la Société Générale. Pour déjouer les contrôles, le trader jouait sur des instruments de nature différente. Il passait des ordres réels sur des futures sur indices, des produits réglementés, qu’il contrebalançait avec des positions fictives liées à des forwards passés, eux, de gré à gré. Suite P.11

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