« La reprise des émergents sera plus favorable aux actions européennes »
explique Stephen Ausseur, stratégiste actions chez Natixis
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
L’Agefi : Anticipez-vous une reprise économique et boursière plus rapide aux Etats-Unis qu’en Europe ?
Stephen Ausseur : Le lien entre la performance boursière des indices locaux et le cycle économique domestique est de plus en plus ténu. Les sources de la relative sous-performance des indices américains attendue en 2010 doivent donc être recherchées ailleurs.
La plus grande exposition du S&P500 à son marché domestique est pénalisante: 9% des revenus des entreprises du S&P500 sont réalisés hors Etats-Unis et Europe, comparé à 36% pour l’EuroStoxx. Avec une reprise mondiale tirée par les émergents, le mix géographique sera plus favorable aux actions européennes.
Les entreprises américaines seront «victimes» de leur plus grande réactivité : très tôt dans la crise elles ont ajusté leurs coûts et rétabli leur productivité. Alors que les plans de restructuration ont déjà délivré une grande partie de leurs effets outre-Atlantique, leur impact commence à peine à se faire sentir en Europe.
En termes de PE, les indices européens affichent une décote significative sur le S&P500. A 23,4 pour 2009 et 21,6 pour 2010, le DJ EuroStoxx50 n’est pas encore revenu sur les 16,7 de décote historique moyenne.
Pourquoi êtes-vous plus optimiste sur l’EuroStoxx 50 que sur le CAC 40 ?
Nous privilégions un indice plus large comme l’EuroStoxx50 par rapport au CAC 40. Notre préférence repose sur une exposition sectorielle plus favorable à l’EuroStoxx50 et non une problématique de valorisation. On retiendra le poids plus important des financières à dynamique de profits favorable et l’exposition aux groupes allemands, notamment les valeurs industrielles, qui bénéficieront du cycle émergent.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Le futur porte-avions français « France-Libre » doit être équipé de catapultes électromagnétiques, technologie américaine à laquelle Donald Trump vient de renoncer pour ses nouveaux porte-avions. D’après le ministère des Armées, cela ne crée « aucun risque » identifié
Un tremblement de terre de magnitude 7,7 a été enregistré dans l’est de l’Indonésie. Il a provoqué la mort d’au moins 40 personnes. L’alerte au tsunami a été levée
Les universités anglo-saxonnens trustent toujours le palmarès international du classement de Shanghaï. Néanmoins, 27 établissements français s’arrogent des places estimables, dont Paris-Saclay à la 13e place