La reprise de l’emploi aux Etats-Unis dépendra de celle des profits
Le principal moteur de la reprise aux Etats-Unis ne viendra ni de la deuxième vague d’assouplissement quantitatif déployée par la Fed, ni des allègements fiscaux accordés par le gouvernement américain. C’est bien grâce à ses entreprises et à la progression de leurs résultats que la reprise américaine devrait se confirmer en 2011.
Le graphique ci-contre montre que la croissance réelle des résultats des entreprises américaines et la courbe de variation du taux de chômage aux Etats-Unis tendent à évoluer de concert, si on décale la première d’une année et qu’on inverse la seconde. C’est en effet l’amélioration des résultats des entreprises qui permet, avec un décalage, d’augmenter les salaires et les embauches, contribuant ainsi à réduire le chômage.
La progression actuelle de la rentabilité des sociétés a déjà permis une reprise de l’investissement et cet investissement dans l’avenir - qui montre un regain d’optimisme des chefs d’entreprises américains - devrait aussi progressivement s’étendre aux nouvelles embauches. Cela permettra de mettre fin à l’apparent paradoxe actuel: celui d’un PIB américain qui ne se situe plus qu’à 0,5% de son niveau le plus élevé, tandis que le niveau de l’emploi reste collé à près de 5% du plus haut qui prévalait avant la dernière récession.
Quant au décalage d’un an, il est assez courant. Une telle évolution est fréquente dans les premiers stades de la reprise, les entreprises profitant souvent de cette dernière pour mener à bien des initiatives de contrôle des coûts et améliorer leur efficacité. L’amélioration de la productivité qui en a découlé a été un facteur clé de la hausse des profits des entreprises.
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