La rémunération des risques en question
Le graphique ci-contre montre l'évolution de l’appétit pour le risque, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l’aversion pour le risque a baissé ; si la corrélation est négative, elle a augmenté.
Lorsque l’indicateur d’appétit pour le risque vaut 100%, les actifs les plus risqués (risque mesuré par la volatilité sur un an) sont ceux ayant le plus performé récemment (sur le dernier mois). Au contraire, une corrélation de -100% signifie que les risques les plus importants ont été les moins rémunérés, traduisant une méfiance des investisseurs à l'égard du risque.
La lecture de cet indicateur est classiquement contrariante. Une surchauffe de l’indicateur précéde généralement un ajustement brutal des prix des actifs risqués. Inversement, un rebond des actifs risqués prend place après le franchissement du seuil de panique de l’indicateur.
En décembre 2011, l’appétit pour le risque a connu un rebond significatif. Depuis plusieurs semaines, cet indicateur connait des niveaux proches du seuil de surchauffe. Les momentums microéconomique (les révisions de bénéfices) et macroéconomique (les surprises économiques) ont soutenu à un niveau élevé l’appétit pour le risque. Le ralentisssement du momentum macroéconomique depuis quelques jours fait craindre dorénavant un retournement de l’appétit pour le risque.
Dans ces conditions, une allocation prudente est recommandée.
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