La rémunération des risques dans l’attente de nouvelles favorables

AAA

Le graphique ci-contre montre l'évolution de l’appétit pour le risque, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l’aversion pour le risque a baissé ; si la corrélation est négative, elle a augmenté.

Lorsque l’indicateur d’appétit pour le risque vaut 100%, les actifs les plus risqués (risque mesuré par la volatilité sur un an) sont ceux ayant le plus performé récemment (sur le dernier mois). Au contraire, une corrélation de -100% signifie que les risques les plus importants ont été les moins rémunérés, traduisant une méfiance des investisseurs à l'égard du risque.

La lecture de cet indicateur est classiquement contrariante. Une surchauffe de l’indicateur précéde généralement un ajustement brutal des prix des actifs risqués. Inversement, un rebond des actifs risqués prend place après le franchissement du seuil de panique de l’indicateur.

En mars dernier, nous avions noté le niveau proche du seuil de surchauffe de cet indicateurs alors que le ralentissement du momentum macroéconomique faisait craindre un retournement de l’appétit pour le risque. Nous recommandions de ce fait une allocation prudente.

Depuis l’indicateur s’est bien retourné et la rémunérations des actifs risqués aussi.

Mi-avril, cet indicateur se rapproche des seuils de panique. Une normalisation (rebond) de cet indicateur pourra ainsi prendre place dès que les surpises économiques redeviendront favorables.

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