La règle d’or budgétaire est moins précise qu’elle n’en a l’air
La France est censée avoir un déficit structurel à moyen terme inférieur à 0,5% du PIB mais le calcul de ce déficit est sujet à débats
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
L’application de la «règle d’or» promet de soulever de sérieux problèmes économiques. Hier, le ministre de l’économie, Pierre Moscovici, a présenté en conseil des ministres un projet de loi organique permettant de retranscrire dans le droit français (mais pas dans la constitution) le traité budgétaire européen approuvé le 2 mars dernier. S’il prévoit que le pays devra avoir un déficit structurel à moyen terme de maximum 0,5% du PIB, la règle est beaucoup moins limpide qu’elle n’en a l’air.
«Les gens sont à peu près d’accord sur ce qu’est un déficit structurel mais pour calculer ce déficit il faut être capable de calculer l'écart entre le PIB d’une économie et son niveau potentiel, ce que l’on appelle l’output gap», explique Frédérique Cerisier, économiste chez BNP Paribas. Or, «il y a un débat entre économistes sur la façon dont cela se calcule et je ne crois pas qu’il soit près d’être tranché».
Pour Jean-Christophe Caffet chez Natixis, calculer ce déficit est non seulement difficile mais demande aussi beaucoup de temps. «Ce qui est rassurant dans la règle d’or c’est qu’elle sera probablement inapplicable dans la mesure où calculer la croissance potentielle est impossible en temps réel», lance-t-il. «Ou alors il faut s’attendre à des débats techniques plus ou moins houleux entre représentants des gouvernements et de la Commission».
A ses yeux, il est d’autant plus regrettable de se baser sur un critère de déficit structurel «si peu fiable» que le projet de loi organique prévoit un «mécanisme de correction» en cas de dérapage dudit déficit. Ce sera au tout nouveau Haut conseil des finances publiques de décider si le gouvernement doit prendre des mesures de redressement budgétaire. Il pourra tenir compte de «circonstances exceptionnelles».
Aux dires de Frédérique Cerisier les questions statistiques devront être tranchées par «un juge de paix» : la Commission. Sur le fond, l’économiste de BNP estime que la règle d’or est «quand même une amélioration. Quand on se donne des cibles structurelles, on échappe au fait de manquer sans arrêt sa cible de déficit budgétaire en raison d’un ralentissement de l’activité économique trop important».
Jean-Christophe Caffet chez Natixis est beaucoup plus sceptique: «Se focaliser sur cette règle d’or risque d’empêcher certaines initiatives ou grands chantiers d’investissement, parfois nécessaires, qui ne peuvent être que du ressort de l’Etat».
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
Alors que l'action SpaceX se négociait, jeudi, en dessous de son niveau d'introduction, sa volatilité inquiète à l’approche de la première échéance de la fin de la période de blocage. Et pour le sort des autres IPO à venir.
Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, engage une consultation de marché pour ses contrats emprunteurs. La décision, validée par le conseil d’administration, pourrait être lourde de conséquences pour l’AGPM et Allianz, ses partenaires historiques.
Le très attendu rapport sur la compétitivité bancaire de la Commission européenne doit être publié ce vendredi après-midi. Il propose d'assouplir certaines exigences prudentielles, notamment dans le ratio de levier, ainsi que des mesures pour encourager la consolidation du secteur.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Dans une longue lettre aux Français, l’ancien Premier ministre de François Hollande pose les fondations d’une candidature présidentielle sans encore se déclarer officiellement. Une façon de placer Raphaël Glucksmann et François Hollande, restés sourds à ses appels au rassemblement, devant le fait accompli
La période du 14 juillet au 15 août marque-t-elle une pause dans la campagne ou offre-t-elle une opportunité de la faire décoller ? Philippe, Mélenchon, Marine Le Pen... Aucun candidat à l’Elysée n’a les mêmes plans de vacances
Le projet de loi d'urgence agricole a franchi une étape importante : députés et sénateurs se sont mis d'accord sur la version commune qui sera soumise au vote dans chacune des chambres. Celle-ci n'en reste pas moins clivante