En effet, si la volonté du président de la République est claire, les modalités pratiques le sont beaucoup moins. « Cette déclaration d’intention, sur une des priorités du gouvernement, constitue une bonne nouvelle, confie un expert. Toutefois, il faut laisser le temps de la législation et de la clarification ». D’ailleurs, en l’absence de précisions, les analystes peinent à chiffrer le gain potentiel pour les chaînes de télévision privées.
« Les 700 à 800 millions d’euros de revenus publicitaires engrangés par les chaînes publiques devraient revenir très majoritairement à TF1 et M6, anticipe un gérant. Avec moins de créneaux publicitaires, les prix devraient augmenter, d’autant que les chaînes privées n’ont pas la possibilité d’accroître à l’infini le temps publicitaire. Néanmoins, tout dépendra du montant de la taxe fixée pour faire vivre les chaînes publiques. Elle pourrait effacer une bonne partie des gains apportés ».
Sans compter que ces ventes ne seront pas nécessairement transférées sur les autres chaînes de télévision. D’ailleurs, les annonceurs réaliseront des arbitrages : certains pourraient abandonner purement et simplement la télévision, d’autres choisir des canaux alternatifs, comme internet par exemple. En tout cas, le transfert ne sera pas total. D’autant que « le marché publicitaire est particulièrement instable et que l’année 2008 s’annonce difficile », ajoute un analyste.
« Cette orientation claire, donnée par notre actionnaire, entraîne évidemment de nombreuses conséquences pour le groupe France Télévisions, car elle modifie profondément notre modèle économique », a commenté Patrick de Carolis, président de France Télévisions. Toutefois, la France ne ferait que rejoindre une politique déjà appliquée au Royaume-Uni et en Allemagne, où les chaînes publiques ne peuvent faire appel à la publicité.
« La réforme de la réglementation audiovisuelle va dans le bon sens, ajoute un gérant. Alors que TF1 et M6 sont bien plus encadrés que leurs homologues européens, ils pâtissent d’une faible valorisation ». D’ailleurs, le rebond de 9,94 % de TF1 à 18,36 euros et de 4,49 % à 17,21 euros de M6 en clôture reste purement technique. En baisse respectivement de 28 % et 29 % sur les six derniers mois, ils réagissent à la moindre bonne nouvelle.
Selon les chiffres de Yacast pour 2007, les investissements des régies publicitaires de la télévision française ont crû de 7 % à 6,7 milliards d’euros. Un marché largement dominé par TF1 Publicité avec 3,3 milliards d’euros (+ 2,9 %), devant M6 Publicité à 1,4 milliard (+ 7,8 %) et France Télévisions Publicité avec 1,1 milliard (- 1,5 %).
Ce phénomène météorologique s’installe et risque de perturber les productions agricoles, énergétiques et minières dans différentes zones du monde. Un facteur déstabilisant qui s’ajoute aux effets du blocage du détroit d’Ormuz et aux tensions géopolitiques.
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Leaders patronaux et syndicaux se sont donnés rendez-vous lundi pour relancer l'agenda social autonome, avant le grand coup d'envoi de la campagne présidentielle dans laquelle ils comptent bien peser
Aux universités d’été de LFI, ce week-end dans la Drôme, l’euphorie était telle qu’aucun mélenchoniste ne semblait s’alarmer des sondages donnant Marine Le Pen largement victorieuse face à leur champion au second tour