La réforme financière est au cœur des priorités chinoises
La troisième Assemblée plénière du 18e Congrès du Parti communiste chinois qui se tiendra ce week-end suscite de nombreux espoirs. Si aucune annonce officielle n’a encore été faite, l’agence Xinhua prédit des «surprises» de taille dans le vaste plan de réformes qui devrait définir l’orientation que souhaite donner la nouvelle administration à l’économie chinoise pour le moyen terme.
La semaine dernière, le DRC (Development Research Center) du Conseil d’État, considéré comme le «think tank» officiel de la Chine, en a dressé les contours dans un document qui couvre les secteurs importants et nécessaires au développement économique durable du pays.
Sous la pression du très influent gouverneur de la Banque populaire de Chine, Zhou Xiaochuan, la libéralisation du marché financier est au cœur de la réforme. Pékin vise ainsi un système financier plus concurrentiel avec une présence réduite de l’État, et un secteur privé qui devrait progressivement avoir accès au marché du crédit en étant à la fois bailleur de fonds et emprunteur. La libéralisation des taux d’intérêt, qui passe par un renforcement de la compétitivité des institutions financières, devrait ensuite conduire à la libéralisation des comptes de capitaux.
«Etant donné la proposition définissant l’internationalisation du renminbi comme objectif à atteindre d’ici dix ans, nous pensons que le processus de libéralisation des taux d’intérêt s’accélérera comme le montre la mise en place récente du mécanisme des taux prêteurs», estime Natixis. Un objectif qui vise à accroître la profondeur du marché des capitaux chinois, plus ouverts aux acteurs internationaux. Réuni il y a deux semaines avec les dirigeants de Wal-Mart, PepsiCo, Coca-Cola, Carlyle et AIG, le président chinois Xi Jinping leur a indiqué que «leurs suggestions sont une source très importante d’inspiration pour le gouvernement chinois».
Mais la réforme financière joue plus largement un rôle majeur dans la transition de l’économie. Dans un discours prononcé le 21 octobre mais publié hier, le premier ministre Li Keqiang a clairement fixé les objectifs du gouvernement en termes de croissance, en estimant que le pays doit dégager un rythme de croissance de 7,2% s’il souhaite atteindre son objectif en termes d’emplois. Pékin vise en effet la création de 10 millions d’emplois afin de maintenir le taux de chômage en zones urbaines sous le seuil des 4%.
Plus d'articles du même thème
-
Emmanuel Maillet (April) : "L’assurance emprunteur devient un levier de croissance pour les CGP"
La résiliation à tout moment a profondément transformé le marché de l’assurance emprunteur. Porté par l’essor de la substitution et l’arrivée de nouveaux réseaux de distribution, le secteur connaît une profonde recomposition. Emmanuel Maillet, directeur général délégué en charge des activités santé, prévoyance, emprunteur et épargne chez April, décrypte les mutations à l’œuvre et les nouvelles opportunités qui en découlent. -
OpenAI pourrait reporter son introduction en Bourse à 2027
Le créateur de ChatGPT préfèrerait patienter plutôt que de se coter à une valorisation inférieure à 1.000 milliards de dollars. L'un de ses actionnaires, Softbank, en fait les frais en Bourse. -
La demande intérieure et les services, deux atouts pour l'économie indienne
Touchée par la flambée des prix de l’énergie, l’Inde s’adapte et continue de se transformer. Depuis l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi en 2014, le pays a mené des réformes importantes et veut gagner sa place parmi les grands de ce monde. -
Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
Pour les grandes entreprises françaises, les promesses du marché indien n'ont plus rien de théorique. Mais l'hypercroissance impose de relever nombre de défis. -
La facture électronique ne mobilise pas encore toutes les troupes
L’enquête de Spendesk pointe un paradoxe entre confiance face à la réforme et niveau réel de préparation de la part des directeurs financiers. -
Bayer s'envole en Bourse après une décision de justice sur le Roundup
La Cour suprême des Etats-Unis a annulé un verdict concernant ce désherbant qui aurait pu coûter cher au chimiste allemand.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- Sycomore atteint les 10 milliards d’euros d’encours
Contenu de nos partenaires
-
Seine colère« Emmanuel Grégoire se trouva fort dépourvu quand la canicule fut venue »
On assiste depuis une semaine à un naufrage dans les écoles parisiennes. Elles n’ont pu garder les enfants l’après-midi parce qu’il faisait 35 degrés dans les salles de classe, parfois davantage. Certes, beaucoup d’établissements scolaires en France connaissent pareille déconvenue durant cette canicule. Mais on n’imaginait pas qu’à Paris, après 25 ans de gestion socialo-écologiste, nous en serions à ce degré d’imprévoyance, d’impréparation et d’improvisation. -
Finances royales : au Royaume-Uni, Charles III mise sur la transparence et révèle un impôt record
Premier monarque britannique à dévoiler publiquement sa contribution fiscale, Charles III a révélé avoir acquitté plus de 30 millions de livres d'impôts depuis son accession au trône en septembre 2022, soit environ 35 millions d'euros -
CarrièreDéconnecter, une mesure de sauvegarde pour nos cerveaux
L’Observatoire B2V des mémoires, cet organisme créé par le Groupe de protection sociale B2V, pour explorer la mémoire et le fonctionnement de nos cerveaux et vulgariser l'information scientifique, nous rappelle pourquoi il est vraiment nécessaire de faire une pause