La rechute de l’investissement en immobilier d’entreprise se précise pour 2012

Les transactions en France ont augmenté de 46 % à 16,1 milliards d’euros d’après Cushman & Wakefield
Violaine Le Gall

A l’inverse de la tendance sur les marchés financiers, le second semestre 2011 a été meilleur que le premier pour l’immobilier d’entreprise français. Sur un total de 16,1 milliards d’euros investis en 2011, 11 milliards ont été engagés sur les six derniers mois de l’année, d’après les données du conseil en immobilier Cushman & Wakefield. «La disparition, fin 2011, des avantages fiscaux de l’article 210 E (en cas de cession à une société à prépondérance immobilière, ndlr) a été l’un des moteurs de l’activité en fin d’année», souligne Olivier Gérard, président de Cushman & Wakefield France.

L’augmentation des transactions de taille importante a également soutenu le marché. 42 opérations de plus de 100 millions d’euros ont été recensées l’an dernier, soit deux fois plus qu’en 2010. Les investissements ont bondi de 46 % par rapport à l’année précédente. Ceux dans les bureaux ont grimpé de 79 % à 12 milliards d’euros. Dans les commerces, en revanche, ils se sont repliés de 8 % à 3,3 milliards après une année 2010 très porteuse.

Le marché a connu son millésime le plus actif depuis 2007, lorsque les engagements étaient ressortis au niveau record de 28,5 milliards d’euros. «L’accès réduit à la dette n’a pas stoppé le marché», observe Olivier Gérard. Car 14 milliards d’euros de fonds propres ont été investis dans l’immobilier d’entreprise français en 2011, un montant équivalent à celui de 2007, précise-t-il.

Mais l’année 2012 sera «compliquée» d’après Cushman & Wakefield. Les premiers mois seront marqués par la campagne présidentielle durant laquelle les investisseurs devraient se montrer attentistes. Le second semestre pourrait ensuite être plus dynamique. Parallèlement, le marché de la location de bureaux sera ralenti par le contexte économique et par la baisse de la demande du secteur financier et de l’administration. Par conséquent, le conseil en immobilier anticipe un repli de 20 à 25 % de la demande placée de bureaux en Ile-de-France par rapport aux 2,3 millions de m² loués en 2011. Le marché de l’investissement suivra une évolution similaire, ce qui ne sera «pas un cataclysme», poursuit Olivier Gérard. Avec un volume de 12 milliards d’euros, l’année 2012 resterait plus active que 2009 et 2010.

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