La rareté de l’offre neuve pèsera sur le marché de bureaux en régions
L’année 2011 a été marquée par un retrait relatif du secteur public, compensé par le dynamisme du secteur privé, sur le marché des bureaux en régions. La demande publique a représenté 20% du volume de transactions sur l’ensemble de l’année. «En 2012, comme en 2011, la contribution du secteur public à l’activité en régions devrait être en baisse», prévient Alain Schori, directeur général adjoint, responsable du pôle régions chez BNP Paribas Real Estate Transaction.
La demande placée en régions a terminé en baisse de 3% à 1,25 million de m², à comparer à un volume de 2,4 millions de m² sur les bureaux franciliens. «Il est encore difficile de dresser un bilan des deux premiers mois de l’année, ajoute Alain Schori. Le début d’année est traditionnellement peu actif, ce qui est renforcé cette année par la perspective des élections présidentielles. Nous attendons une baisse de 10% de la demande placée en régions en 2012. En 2011, nous attendions déjà un repli de cet ordre, mais le marché n’a finalement reculé que de 3%.»
Les demandes de bureaux neufs risquent en tout cas d'être difficiles à satisfaire. Très peu de livraisons viendront en effet alimenter le stock d’offre neuve déjà limité en 2012. A Euralille, Lyon Part-Dieu et Marseille Euroméditerranée, 33.600 m² devraient être livrés cette année. En 2013, les chantiers en cours et les permis de construire déjà obtenus devraient aboutir à l’arrivée sur le marché de 56.100 m², d’après BNP Paribas Real Estate. Parallèlement, l’offre de seconde main est abondante. Elle a progressé de 2,5% l’an dernier.
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