La poursuite de l’assouplissement monétaire fait encore débat au sein de la Fed
Si Richard Fisher estime que la Fed « en a fait assez », les craintes d’une rechute de l’économie incitent Eric Rosengren à ne pas écarter un « QE3 »
Publié le
Patrick Aussannaire
Les craintes concernant l’économie américaine augurent-elles d’un nouveau programme d’assouplissement monétaire (QE)? Le président de la Réserve fédérale de Dallas, le faucon Richard Fisher qui a déjà voté à plusieurs reprises pour un resserrement monétaire, y est opposé. «La Fed en a fait assez, si ce n’est trop» pour stimuler l’économie, a-t-il indiqué lors d’une conférence à New-York. Même si la reprise doit être progressive, Richard Fisher anticipe une croissance de l’économie américaine de 3% en rythme annuel au second semestre.
De son côté, le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren, a estimé lors d’un entretien à la chaîne de télévision CNBC qu’il était encore «trop tôt» pour savoir si l’économie avait besoin d’un nouveau programme de soutien. «Nous discutons toujours de la stratégie de sortie la plus appropriée». Et d’ajouter que le calendrier dépendrait de l’évolution des chiffres économiques.
Or, la mauvaise série d’indicateurs économiques publiés depuis une semaine fait craindre aux investisseurs un trou d’air de l’économie américaine. Les créations d’emplois sur le mois de mai ont notamment fortement inquiété les investisseurs. A seulement 54.000 après 232.000 en avril, ce sont les créations d’emplois les moins nombreuses depuis juin 2010. «Alors que le Quantitative Easing 2 arrive à son terme en juin, la dégradation de l’activité tombe donc plutôt mal et fait craindre aux marchés un scénario de rechute de la croissance comme durant l’été 2010» estime Natixis.
La performance de l’obligataire américain, avec un rendement du T-note 10 ans qui oscille depuis plusieurs jours autour des 3% (à 2,99% cette nuit), illustre selon Natixis que les marchés n’anticipent «pas du tout un dérapage de l’obligataire à la fin du mois, et ne semblent pas plus s’attendre à un changement radical de cap pour la politique monétaire». Les positions spéculatives montrent que le marché est très long d’obligations à 2 et 5 ans et court de T-notes 10 ans. «Autrement dit, la courbe américaine pourrait s’aplatir davantage par le haut cet été avec un taux 10 ans qui s’installerait durablement en dessous de 3,0%. Durant l’été 2010, il avait testé 2,50%» estime Natixis.
Interrogé par Bloomberg, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, s’est dit confiant dans la capacité de l’Etat de se financer à bas coût dans un contexte de déficits record.
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Interrogé par Les Echos sur la crise de confiance «inédite» que traverse le marché du crédit privé aux Etats-Unis, Justin Muzinich, PDG de la société d’investissement Muzinich & Co, spécialisée en la matière, estime qu’il s’agit «du cycle financier habituel» où «l’abondance nourrit les excès» et certains «perdent de vue la relation entre risque et rendement». S’il estime que «des opérations méritent d'être passées au crible dans le secteur de l’assurance aux Etats-Unis», le marché du crédit privé «n’est pas assez important pour causer un risque systémique». Il ajoute que les limites de retraits imposées dans certains fonds semi-liquides vendus aux particuliers n’a rien de surprenant, les fonds ayant appliqué leurs règles de fonctionnement.
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