La politique de baisse de taux au Brésil commence à porter ses fruits
La banque centrale a une nouvelle fois baissé ses taux de 50 pb à 10,5%. L’indice Bovespa a rebondi de 26% depuis son plus bas en août 2011
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Le Brésil poursuit sa course à la croissance. La banque centrale brésilienne a baissé son principal taux directeur à 10,50%, l’institution assouplissant ainsi sa politique monétaire pour la quatrième fois de suite dans l’espoir de protéger l’activité du pays de la crise de la dette européenne et du ralentissement économique mondial. Le comité de politique monétaire (Copom) a voté à l’unanimité la baisse du taux Selic de 50 points de base, le réduisant dans les mêmes proportions que lors de ses réunions d’août, d’octobre et de novembre. «Le comité de politique monétaire estime que pour atténuer au moment opportun les effets provenant d’un environnement global plus restrictif, un ajustement modéré des taux d’intérêt est en ligne avec la convergence de l’inflation vers son objectif en 2012» indique le communiqué.
Le PIB s’est contracté de 0,04% au troisième trimestre et les économistes anticipent une croissance de 3% sur l’ensemble de l’année 2011 et en 2012 après 7,5% en 2010. Selon l’enquête menée par la banque centrale, les économistes anticipent un taux Selic à 9,5% à la fin de l’année, même si le commentaire de la banque centrale semble indiquer un rythme de baisse plus soutenu. Les taux réels à 4% sont les plus élevés des pays du G20, laissant des marges de manœuvre à la banque centrale.
Cependant, les signes de reprise de l’activité se multiplient et les baisses de taux ont permis de voir un rebond spectaculaire de 26% sur l’indice Bovespa depuis son plus bas de deux ans atteint le 8 août dernier. Les ventes de détail ont progressé de 1,3% en novembre, le rythme le plus soutenu sur les 15 derniers mois. BDGP de Acucar, le plus important distributeur du pays, a rapporté une hausse de ses ventes de 8,5% au quatrième trimestre 2011 alors que celles de BR Malls Participacoes progressaient de 8,8%, indiquant un rebond de la consommation. Mais «le marché va recentrer ses inquiétudes vers les risques inflationnistes» prévient Gradual Investimentos. L’inflation pourrait atteindre 5,3% cette année après 6,5% en 2011.
C’est pourquoi le gouvernement a imposé des coupes de 50 milliards de reals sur le budget 2011 et en prévoit 70 milliards en 2012. Par ailleurs, la présidente Dilma Rousseff étudie des moyens d’enrayer l’appréciation du real, qui a gagné 5,4% depuis le début de l’année contre toute autre devise, afin de doper le commerce extérieur. Les baisses de taux directeurs devraient néanmoins limiter la hausse de la devise.
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
Alors que l'action SpaceX se négociait, jeudi, en dessous de son niveau d'introduction, sa volatilité inquiète à l’approche de la première échéance de la fin de la période de blocage. Et pour le sort des autres IPO à venir.
Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, engage une consultation de marché pour ses contrats emprunteurs. La décision, validée par le conseil d’administration, pourrait être lourde de conséquences pour l’AGPM et Allianz, ses partenaires historiques.
Le très attendu rapport sur la compétitivité bancaire de la Commission européenne doit être publié ce vendredi après-midi. Il propose d'assouplir certaines exigences prudentielles, notamment dans le ratio de levier, ainsi que des mesures pour encourager la consolidation du secteur.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »
Dans une longue lettre aux Français, l’ancien Premier ministre de François Hollande pose les fondations d’une candidature présidentielle sans encore se déclarer officiellement. Une façon de placer Raphaël Glucksmann et François Hollande, restés sourds à ses appels au rassemblement, devant le fait accompli