La perspective d’un référendum s'éloigne en Grèce
Georges Papandréou poursuit sa partie de poker menteur. Le Premier ministre grec devrait se soumettre ce soir – on parle de minuit heure locale – à un vote de confiance qu’il n’était pas hier encore sûr de remporter. Mais au fil des heures, le dirigeant socialiste a dévoilé son jeu pour placer l’opposition conservatrice, au pouvoir jusqu’en 2009, devant ses responsabilités.
«Si l’opposition vient à la table des négociations pour approuver le plan de sauvetage de la Grèce, il n’y aura pas de référendum», a indiqué hier le Premier ministre socialiste, en ajoutant qu’il avait «cherché à de nombreuses reprises mais sans succès un consensus large». Reste qu’Antonis Samaras, leader conservateur, a appelé hier soir à la démission du chef de l’Etat et à la tenue d'élections dans les six semaines.
La perspective du référendum, annoncé lundi et prévu pour le 4 décembre, s’éloigne donc. «L’option qui réduirait le plus vite l’incertitude pour les marchés serait la formation d’un gouvernement d’union nationale de courte durée, qui endosserait le deuxième plan d’aide à la Grèce et les réformes nécessaires, avant de lancer des élections», estimait hier matin Paul Mortimer-Lee, chef économiste de BNP Paribas CIB.
Si Georges Papandréou passe l’obstacle parlementaire avec le renfort de l’opposition, et que le projet de référendum tombe à l’eau, le risque d’un défaut grec non ordonné sera repoussé. Une fois avalisé le plan du 27 octobre, le pays pourrait alors toucher la tranche d’aide internationale de 8 milliards d’euros qui lui est promise depuis deux mois.
En cas de chute de Georges Papandréou, en revanche, une nouvelle période d’incertitude s’ouvrirait. «L’organisation d’élections pourrait prendre entre 25 jours et un mois», estime Bank of America Merrill Lynch, puis le nouveau gouvernement sorti des urnes devrait endosser le plan de sauvetage. De quoi arriver jusqu’à la mi-décembre, date à laquelle Athènes pourrait se retrouver en cessation de paiement à cause des tombées obligataires. A moins que le pays ne parvienne encore à racler les fonds de tiroir. «Le gouvernement peut continuer à accumuler des arriérés de paiement et à repousser le versement des salaires, ainsi qu’à émettre des bons du Trésor, indique Kit Juckes, stratégiste chez SG CIB. Le vrai crunch arrivera en mars, quand la Grèce fera face à 14 milliards de tombées».
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