«La perception qu’ont les marchés de la zone euro sera meilleure fin 2012»
Matthieu Grouès, responsable de la gestion collective et institutionnelle de Lazard Frères Gestion
Publié le
Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi êtes-vous toujours très optimiste sur les marchés actions ?
Matthieu Grouès : Nous constatons que les valorisations sont toujours très basses. Le PE prospectif d’un indice mondial est autour de 11, ce qui correspond historiquement à des craintes de récession. 2012 n’est pas partie pour être une année exceptionnelle pour la croissance mondiale, mais elle devrait être bien meilleure que ce qui est implicite dans la valorisation des marchés. L’essentiel est que les incertitudes refluent, notamment sur la question européenne. Une récession mondiale est très peu probable, sauf si le pétrole explose à la hausse. La zone euro est la seule vraie zone de faiblesse, le reste du monde, Etats-Unis comme grands pays émergents, devant afficher une croissance proche de son potentiel.
Mais alors pourquoi privilégier les actions de la zone euro ?
La perception qu’ont les marchés de la zone euro sera selon nous sensiblement meilleure fin 2012 qu’aujourd’hui, permettant un re-rating des marchés. La zone euro traverse une phase difficile. Les mesures de rigueur plombent la croissance, mais l’environnement mondial favorable devrait permettre aux exportations d’absorber une partie du choc. En 2013, l’effort budgétaire sera inférieur à celui de 2012. Par ailleurs, la fin des négociations sur le rééchelonnement de la dette grecque, la définition précise du pacte budgétaire et la mise en place du Mécanisme européen de stabilité devraient réduire les incertitudes. La clarification de ces points et une croissance en accélération devraient se traduire par une baisse de la prime de risque.
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