Eric Vergnaud, responsable OCDE, direction des études économiques, BNP Paribas
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Laure Closier
L’Agefi: Pourquoi, après être remonté suite à l’annonce du plan européen, l’euro fléchit-il de nouveau?
Eric Vergnaud: L’Union européenne, la BCE et le FMI ont pris des décisions historiques pour calmer les craintes des marchés financiers concernant les risques de solvabilité et de liquidité. Le mécanisme de stabilisation apparaît suffisant face aux besoins de financement des pays périphériques de la zone euro au cours des trois prochaines années. Les actions de la BCE, en particulier les achats de titres de dette souveraine et privée, ont permis une baisse des rendements des titres d’Etat des pays périphériques, le retour à plus de sérénité sur les marchés d’actions et une pause dans le repli brutal de l‘euro. Toutefois, après un retour au-dessus de 1,30, la parité euro/dollar a repris sa baisse. En effet, les causes de la crise restent entières. Il est essentiel que les marchés financiers soient convaincus de la crédibilité des mesures budgétaires, non seulement dans les pays périphériques, mais aussi dans la zone euro en général, alors même qu’elles vont peser sur la croissance.
Quelles sont vos prévisions à six mois?
La parité euro/dollar va reculer davantage. A côté des incertitudes évoquées précédemment, qui continueront de peser sur l’euro, de nombreux facteurs vont également soutenir le dollar par rapport à la monnaie unique. Les perspectives de croissance sont meilleures aux Etats-Unis que dans la zone euro, le resserrement monétaire de la Fed devrait être plus précoce que celui de la BCE et la hausse des rendements longs américains probablement plus marquée que celle des taux européens. L’euro/dollar devrait approcher 1,20 relativement rapidement et pourrait passer sous ce niveau à un horizon de 6 mois.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides