«La parité euro/dollar devrait se rapprocher de 1,28 à la fin de 2014»

Pascal Gilbert, coresponsable de la gestion obligataire chez La Française AM
Solenn Poullennec

L’Agefi: Quelles répercussions les annonces la Banque centrale européenne (BCE) ont-elles pour la parité euro/dollar?

Pascal Gilbert: L’évolution que nous attendions de la parité euro/dollar ne va pas être bouleversée par la dernière décision de baisse supplémentaire des taux directeur de la Banque centrale européenne. Nous restons, bien sûr, positifs sur le dollar contre euro, comme contre yen, mais toujours de manière limitée et graduelle. Si, à court terme, le différentiel de croissance va encore se creuser en faveur des Etats-Unis, les espoirs de reprise en zone euro et les excédents commerciaux seront de nature à freiner tout mouvement brutal de dépréciation de la monnaie commune. La parité euro/dollar devrait ainsi se rapprocher de 1,28 fin 2014.

Comment voyez-vous évoluer la livre d’ici à la fin de l’année?

Trimestre après trimestre, la croissance de l’économie britannique surprend les marchés à la hausse. Les membres de la Banque d’Angleterre (BoE) qui semblaient, il y a quelques mois déjà, de plus en plus enclins à réduire le caractère accommodant de la politique monétaire face à la hausse de l’inflation et des prix immobiliers, apparaissent aujourd’hui beaucoup moins agressifs. Mais s’il ne faut plus s’attendre à un geste immédiat de la Banque d’Angleterre, la détente des taux opérée par la BCE va conduire au même élargissement des rendements court terme et soutenir mécaniquement le sterling. Une appréciation de celui-ci contre euro jusqu’à 0,78 est ainsi envisagé à horizon début 2015.

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