La normalisation des titrisations liées à la consommation demeure fragile
Chômage, faible reprise et resserrement budgétaire pourraient déstabiliser en 2010 les titres adossés aux crédits automobiles et à la consommation
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Tân Le Quang
La normalisation du marché des titres adossés à des actifs (ABS) entamée à l’été 2009 donne des signes d’épuisement. La semaine dernière, les spreads des ABS de crédit à la consommation se sont creusés de 10 pb dépassant la barre des 400 pb. Depuis la fin mars, ils se sont tendus de 100 pb. Dynamisé fin 2009 par les primes à la casse, les ABS de crédits automobiles ont vu leurs spreads se creuser de 15 pb pour s'établir à 155 pb.
Selon Moody’s, en février, le taux de défaut observé en zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) dans les ABS de crédit à la consommation est passé de 1,5% en février 2009 à 2,4% en février 2010. Le risque de crédit accru sur la Grèce a amené l’agence fin mars à placer sous perspective négative trois ABS grecs. Même si Moody’s a observé une stabilisation du taux de non-remboursement à 90-180 jours à 0,6% et du taux de prépaiement constant à 13,3%, l’agence estime que la faible reprise en zone euro pourrait remettre en cause cette dynamique. Pariant sur un PIB en hausse de 1% et un taux de chômage de 10,5% en 2010, les perspectives de l’agence pour le secteur sont négatives : «La perspective du resserrement budgétaire mettra sous pression la confiance des consommateurs et la demande domestique restera réduite». De quoi maintenir les niveaux de non-remboursement à des niveaux élevés en 2010.
Outre-Manche, la morosité du marché du travail érode la capacité financière des ménages et affecte le segment des cartes de crédit. D’après Fitch, depuis septembre 2009, le taux de paiement mensuel a chuté de 220 pb pour s'établir à 14,7% en février 2010, son plus bas historique. Les consommateurs au Royaume-Uni peinent de plus en plus à rembourser leurs cartes de crédit.
Concernant les ABS de crédits automobile, le retrait progressif des primes à la casse risque d’impacter la classe d’actif en Europe. D’ailleurs, la détérioration depuis 2009 de l’environnement économique et la hausse du chômage se sont traduites par la remontée des taux de non-remboursement en Espagne et dans les pays de l’ex-Union soviétique. En avril, Moody’s a abaissé un ABS de crédits automobiles émis par BBVA.
La normalisation du marché des ABS liés à la consommation demeure plus que jamais corrélée à la croissance. Mais en touchant un plancher historique de 0,8% en février, l’inflation sous-jacente en zone euro n’annonce guère de perspectives rayonnantes pour ces actifs.
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