La montée du chômage risque de stopper le rebond de l’immobilier américain
Pour le quatrième mois consécutif, les prix des maisons aux Etats-Unis sont repartis à la hausse. L’indice Case-Shiller qui suit l’évolution des prix dans les vingt principales métropoles, a progressé de 1,2% entre juillet et août. Mais pour certains économistes, ce rebond s’explique par des facteurs temporaires, en particulier les mesures de soutien du gouvernement. Ce dernier a accordé un crédit d’impôt aux primo-accédants, mis en place un système pour éviter les saisies immobilières et la Banque centrale, par ses rachats d’actifs, a fait baisser les taux des crédits.
Grâce à ces programmes, 450.000 saisies ont été évitées et 200.000 ventes supplémentaires ont été rendues possibles, d’après les projections de Goldman Sachs. «Au total, ces dispositifs ont augmenté les prix des maisons de 5% au niveau national», estime Alec Phillips, chez Goldman Sachs. Mais ces mesures sont appelées à prendre fin.
Par ailleurs, des éléments saisonniers ont contribué au rebond. Barclays Capital mentionne les traditionnels déménagements qui ont lieu l’été. Du coup, «les ventes volontaires devraient ralentir durant l’automne, et les saisies augmenteront par rapport au volume total des ventes», soulignent les économistes de la banque britannique. Les prix repartiraient donc à la baisse au quatrième trimestre.
La montée du chômage plaide aussi pour une rechute. Le taux de chômage pourrait dépasser 10% début 2010, entraînant une baisse de la demande et une augmentation des saisies.
Les économistes de Bank of America - Merrill Lynch font preuve d’un peu plus d’optimisme. Pour eux, les prix ont déjà tellement baissé que les acheteurs potentiels reviennent sur le marché. Du coup, ils s’attendent à une lente progression des prix sur les prochaines années.
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