La mobilisation autour du Livret A prend de l’ampleur
Après la Banque Postale et l’Ecureuil, les syndicats et le monde du logement social sont entrés hier en campagne devant les députés
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
A un mois des élections municipales, les opposants à une banalisation sans réserve du Livret A donnent de la voix pour rallier les politiques à leur cause. Le calendrier serré exige d’aller vite. La banalisation du produit, et la prise en compte partielle ou totale des propositions du rapport Camdessus rendu sur le sujet en décembre, figurera dans le projet de loi de modernisation économique qui sera débattu au printemps, après les élections. Un texte aujourd’hui en préparation au Trésor, et dont une première mouture devrait passer devant le conseil d’Etat fin février.
Hier, la Commission des finances de l’Assemblée a ainsi reçu successivement les syndicats du secteur financier semi-public puis l’Union sociale pour l’habitat (USH). Les premiers ont organisé dans la matinée un rassemblement de 350 à 400 personnes, parmi lesquelles des personnalités politiques de gauche, pour lancer une campagne nationale contre la banalisation, baptisée «Pas touche au Livret A». La seconde, qui mobilise ses relais dans les collectivités locales, a fait ses propres propositions en insistant sur la nécessité d’études d’impact préalables à toute réforme.
L’USH a déjà déposé un recours à Bruxelles en qualité de tiers intéressé contre la décision de la Commission européenne enjoignant de mettre fin au monopole de distribution du Livret A avant le 11 février. Le monde du logement social souhaite par ailleurs qu’un « vrai cahier des charges conditionne l’ouverture de la distribution ». L’USH prône notamment un maintien de la centralisation de la collecte à 100 % du Livret A (contre 70 % dans le rapport Camdessus), et un plancher de 70 % pour le total de collecte du Livret A et du Livret de développement durable (l’ex-Codevi). Elle souhaite aussi un taux de commissionnement « fixé dans un contrat » avec chaque banque, et qui tienne compte des « particularités des réseaux et de leur clientèle », au lieu des 0,4 % avancés par le rapport.
Ces initiatives succèdent à celles des deux réseaux collecteurs. La Banque Postale vient ainsi de lancer une campagne de communication « I love L.A.». Les Caisses d’Epargne, qui ont elles aussi de forts relais politiques, brandissent la menace de 1.000 fermetures d’agences, pour mieux négocier les conditions de leur transition vers la banalisation.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon