«La liquidité ne devrait pas être ignorée dans un environnement à volatilité exacerbée»

Stefan Isaacs, gérant obligataire chez M&G
Solenn Poullennec

- L’Agefi : Quel va être l’impact du quantitative easing (QE) sur le high yield ?

- Stefan Isaacs: Le QE stimule la quête de rendement. Non seulement le QE récent des différentes banques centrales a encore mis sous pression les rendements des obligations d’Etat, mais le montant des actifs d’obligations d’Etat aux rendements négatifs a progressivement augmenté depuis le dernier trimestre 2014. Au 31 janvier 2015, la taille totale de ces actifs avait dépassé 2,5 milliards de dollars. Le potentiel de sortie des investisseurs de ces titres devrait renforcer la demande d’actifs plus risqués aux rendements positifs, comme les obligations d’entreprises investment grade et high yield. Finalement, ce facteur technique devrait soutenir un resserrement des spreads de crédit.

- Quelle est votre stratégie dans le contexte d’assouplissement monétaire en Europe ?

- L’environnement actuel – avec une reprise de l’économie américaine, une chute des prix du pétrole et un QE de la BCE qui devrait stimuler l’économie de l’Eurozone – devrait être favorable aux obligations d’entreprises. Il y a un potentiel de resserrement des spreads sur les obligations d’entreprises investment grade et high yield qui sont à des niveaux très élevés. Les spreads de crédit corporate aux Etats-Unis et en Europe sont plus élargis qu’ils ne l’étaient à la fin de l’année, ces actifs étant toujours considérés comme sources de valeur pour les investisseurs. Ainsi la sélectivité et une recherche approfondie sur les crédits seront des facteurs clés dans la quête de maximisation des rendements. De plus, la valeur de la liquidité ne devrait pas être ignorée dans un environnement à volatilité exacerbée.

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